Egō, The Innocents, She Will : 3 coups de cœur du Club 300 AlloCiné au Festival de Gérardmer 2022 - Actus Ciné

Egō, The Innocents, She Will : 3 coups de cœur du Club 300 AlloCiné au Festival de Gérardmer 2022 – Actus Ciné

Ils sont partis, ils ont vu et ils ont aimé “Egō”, “The Innocents” et “She Will” : trois membres du Club 300 AlloCiné partagent leur coup de cœur au Festival du Film Fantastique de Gérardmer 2022.


Le 29e Festival du Film Fantastique de Gérardmer s’est clôturé le week-end dernier, sur le triomphe de l’étrange Egō (Grand Prix et Prix du Jury Jeunes) et de The Innocents (Prix de la Critique et Prix du Public). Présents dans les montagnes vosgiennes, trois membres du Club 300 AlloCiné* ont joué les envoyés spéciaux pour nous, et vous partagent trois coups de coeur frissons…

*Aussi puissant que la team Avengers et aussi prestigieux que Le Cercle des Poètes Disparus, AlloCiné réunit ses membres les plus actifs au sein de son fameux Club 300 AlloCiné ! Chaque mois, nous dévoilons aux membres du Club plusieurs films et séries en avant-première pour lesquels ils expriment un avis à l’issue de la projection.

3 coups de coeur du Club 300 AlloCiné

  • The Innocents par Nicolas Lepretre (www.sallesobscures.com)

Un film avec des enfants aux super pouvoirs et qui ne vivent pas ça comme un don et avec toute la complexité de l’enfance, de la découverte de soi, de la maîtrise ou non de ses émotions. Une mise en scène pointilleuse et des plans vertigineux, une incursion dans un cinéma fantastique très proche du réel et quatre jeunes incroyables : on pourrait parler pendant longtemps de The Innocents qui offre une vraie proposition de genre et une très belle réalisation.

Faire un film avec des enfants n’est jamais l’entreprise la plus simple qui soit, d’autant plus dans le cinéma de genre. Si The Children nous avait ainsi terrifiés, The Innocents joue constamment sur la corde raide avec ce quatuor vivant dans une cité, quatre jeunes enfants qui se découvrent des pouvoirs et se laissent emporter par leurs émotions les plus primaires.

Le mot innocent n’est pas un hasard et c’est souvent par ce mot qu’on décrit la jeunesse mais Eskil Vogt le metteur en scène aime la portée et la dualité de son propos : ces enfants sont-ils si innocents que çaet non conscients de ce qu’ils font ? De la portée de leurs actes, de la violence engendrée ?

L’horreur et la terreur se cachent souvent derrière des visits d’ange et derrière ces quatre enfants non épargnés par la vie.

The Innocents n’est pas un film de super-héros et d’action : c’est un drame fantastique qui bascule peu à peu dans d’autres thématiques et nous emmène avec lui dans cette histoire triste, glaçante, à glaçante des effrayante Un vrai coup de coeur !

  • She Will par Alice Caputo (surnosecrans.com)

She Will est le premier long-métrage de Charlotte Colbert où l’on suit la retraite en Ecosse de Veronica Ghent, qui vient de subir une double vasectomie, et de son infirmière Desi. Elles se rendent rapidement compte que les lieux ont été le terrain de chasses aux sorcières et qu’ils ont des propriétés magiques qui vont leur permettre de se venger mais aussi d’assumer leur pour corps’ mini étété ététéroé.

Si le film ne manque pas de tension dramatique, ni d’images d’épouvante, il s’incrit à rebours du genre en parvenant à donner au spectateur à la place de la peur un sentimental de puissance et de protection. A cela on peut ajouter un très bon casting, notamment l’actrice principale : Alice Krige (qui est venue présenter le film), une photographie maîtrisée avec un goût pour l’organique, et une mise en scène efficace. Le film a déjà une date de sortie en France, le 31 août 2022.

  • Ego par Nadège Deschamps (cequepensentlesfemmes.fr)

Ego est un film métaphorique qui utilise le fantastique pour nous raconter l’histoire de Tinja, jeune adolescente qui se cherche, dans une famille qui joue beaucoup sur le paraître mais qui cache bien des secrets. Une véritable critique de la société actuelle où tout paraît beau sur la photo… Rempli d’originalité, le film a de nombreuses qualités comme les effets visuels, nous proposant une créature surprenante, la musique photograph. ou en

Le scénario est riche, surprenant de scène en scène. L’ambiance est malaisante et pesante. On sent une jeune fille souhaitant se détacher de sa mère mais cette dernière exerce sur elle une pression énorme. Cet œuf que Tinja protège et couve est en fait une projection d’elle-même. Et avec l’éclosion de cet œuf et les actes de la créature, c’est une façon de se libérer du poids qu’elle a sur les épaules – toujours être parfaite et la meilleure – et de renaître.

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