Maider Arosteguy : « Le BOPB essaie de nous prendre en otage » |  Kirola

Maider Arosteguy : « Le BOPB essaie de nous prendre en otage » | Kirola

Maider Arosteguy lors de la présentation de la nouvelle politique sportive de la Ville de Biarritz.
Maider Arosteguy lors de la présentation de la nouvelle politique sportive de la Ville de Biarritz. (© Guillaume FAUVEAU)

L’étude du premier point à l’ordre du jour du conseil municipality de Biarritz aura duré pas moins de trois heures. Les débats préalables au vote des orientations budgétaires ont été dominés par le projet de center de formation et de performance sur l’Hippodrome des fleurs.

Toutes les oppositions ont fait part de leurs interrogations sur le projet qui mélange sport professionnel et sport amateur. Sébastien Carrère a parlé de risque de “double dispersion” et selon lui, à long terme, la Ville devra “investir dans un bâtiment pour le rugby pro”. Nathalie Motsch, elle, s’est demandé quelle était la « stratégie » de l’équipe municipale pour son équipe professionnelle. Dans une motion proposée en fin de séance, Corine Martineau a demandé à la maire de tenir un référendum d’initiative citoyenne sur le projet de l’aménagement du plateau d’Aguilera. Ce à quoi Maider Arostéguy a répondu qu’elle avait promis une consultation seulement sur les projets urbanistiques du plateau Aguilera, et pas uniquement sur le projet sportif. Le conseil a voté contre.

Mise au point

Durant près de quinze minutes, Maider Arosteguy est revenue sur le choix de sa majorité de construire un center de formation sur le site du Polo. Et en détails sur les raisons de l’échec des négociations avec le club, accusé d’ “escroquerie intellectuelle” et d’avoir “voulu prendre les élus en otage”. Elle a d’abord rappelé que ses engagements de campagne seraient respectés avec le projet actuel et que son équipe était « évidemment favorable au maintien du rugby professionnel à Biarritz ».

« On a beaucoup glosé sur l’accord, “THE accord, the agreement”, pris avec René Bouscatel, président de la Ligue de rugby qui nous a apporté son concours lors d’une médiation. Pourquoi une médiation ? Parce que lorsque le club fait des demands d’accompagnement financier, il met sur la place publique, enfin sur le bureau du maire, son dossier, disant: “ça c’est mon projet il me faut tant de millions d’euros”. On va peut-être parler ? Négocier ? Évoquer les besoins… Non, non. Ils répondent : “Si vous ne réalisez pas ça de cette façon-là, vous êtes contre nous et vous ne voulez pas de rugby professionnel à Biarritz et vous allez nous tuer et on a 100 emplois” etc…. Voilàrio le que nous avons à chaque fois avec quelques variations of mais c’est le même, s’exaspère la maire Les Républicains.

Grand project sportif

Ce que vous qualifiez d’indécision est juste une décision. Nous avons décidé que cela serait un grand projet sportif de créer ce center de formation pour 8 millions d’euros. Et 15 millions d’euros, c’est une année entière d’investissement à Biarritz. Ce qui veut dire sur six années de mandat, une année entière qui sera fléchée vers le BOBP et une infrastructure qu’il va utiliser […] Ce n’est pas une décision irrationnelle, stupide ou un manque de décision, mais une décision prise avec tous les éléments objectifs qui nous ont conduits à mettre en place ce grand projet sportif, et non pas à mettres en personnel du club dos qui est une entreprise privée qui nous demande de l’accompagner.

Sur le center de formation et de performance comment dans une période contrainte pour les rentrées d’argent public peut-on faire sans augmenter les impôts pour avoir une seule infrastructure qui ne serve qu’à des professionnels? C’est la question que nous nous sommes posée, après des mois de rencontres avec le monde association, et vu l’état de délabrement de nos infrastructures, en particulier au Polo.

L’idee de professionnels

L’idée de faire cette infrastructure à l’hippodrome des Fleurs nous a été suggérée par des professionnels de l’urbanisme, du sport et des infrastructures. Ils nous disent, vous êtes extrêmement contraints dans un quartier qui va être très dense de part les usages sportifs et les habitations qui vont s’y faire. Pourquoi n’envisagez-vous pas un autre endroit ? Notre première réaction a été : ‘mais non Aguilera est l’endroit pour le sportif’, mais les professionnels que nous avons rencontrés nous ont dit qu’aujourd’hui beaucoup de club sportifs, y compris des clubs La clubs de rugby, com Rochelle, ont leurs infrastructures d’entraînement sur un lieu géographique distinct ».

Insultes

La maire de Biarritz est ensuite revenue sur les relations entre la mairie et le club depuis le fameux 15 février 2020 ou elle an annoncé mettre un coup d’arrêt au projet du club jugé trop cher pour le contribuable :

« En février 2020, j’ai annoncé que je ne pouvais pas financer 42 millions d’euros pour les infrastructures du club : j’y renonce, c’est trop cher, je n’ai pas les moyens. Le club décide alors de partir et essaie de se délocaliser à Lille. Puis après l’échec de Lille, on apprend qu’il veut se délocaliser à Saint-Sébastien, donc là encore échec. Donc fin octobre, le club propose de revenir à la table des negociations après des relations à l’époque tendencies. Aujourd’hui, elles sont plus que tendues, elles sont complètement dégradées puisque nous sommes passés aux insultes. Un tweet par jour d’insultes, de stigmatisation, de mensonges, de haine, de mépris, c’est notre quotidien.

À partir de là, nous acceptons la main tendue de René Bouscatel qui le fait à titre privé et non pas au nom de la ligue. Il nous accompagne dans un accord, qui dans un premier temps se veut privé, pour que les travaux puissent être accélérés, puisque, s’ils sont fait sous maîtrise d’ouvrage privée, il’appel n’ off’ d’appel ni tout le processus administratif extrêmement lourd et contraignant auxquelles les collectivités sont soumises.

Donc nous acceptons et nous partons sur une enveloppe globale de principe de 30 millions, sur laquelle la Ville prendrait 15 millions et le club aussi, sachant que les travaux qui font apparaître le projet plutôt à 42 millions TTC soe 35 millions plutôs que millions TTC. Comment le club va-t-il financer le reste, demande-t-on ? ‘Non, non ne vous inquiétez pas si ça dépasse, ce n’est pas votre problème, nous nous débrouillerons’. Juridiquement aucun conseil, financièrement aucun conseil, bon ! Nous avançons en disant que nous soutenons le principe, le principe que nous tenons nos engagements et que nous soutenons le rugby pro, et de faire en sorte de fournir rapidement une structure d’entraînement. On part sur ce principe d’enveloppe globale de 30 millions d’euros, 15-15. “Il fallait vite déposer les études et pour cela le club voulait un communiqué de presse commun”.

Elegance

Dans la suite de son monologue, Maider Arosteguy fustige l’attitude de Jean-Baptiste Aldigé qui a dévoilé des conversations privées, puis aurait demandé la tête de Couzinet avant de refuser de signer l’accord trouvé à l’automne.

« Nous voilà en train de faire le communiqué de presse commun et avec toute l’élégance et la retenue qui le caractérise, le président dévoile nos échanges privés par voie de mail lors d’un match en faisant des photocopies. Ce que je n’ai encore jamais vu, aucune entreprise privée ne dévoile ses relations et échanges privés avec une collectivité ou une autre entreprise lors d’un accord mais il l’a fait, dévoilant quoi? Dévoilant que j’étais d’accord et que nous avions trouvé cet accord de principe.

C’est Dallas

Je lui avais alors dit, on fait le communiqué de presse mais entre-temps, il convient que nous, collectivité publique nous nous assurions de la possibilité juridique et financière d’accompagner une entreprise privée. Au moment de signer et d’annoncer à la presse que nous étions d’accord, petit appel, non, nous n’allons pas signer ce communiqué en l’état car il mentionne que le président de la section amateur reste David Couzinet. ‘David Couzinet, ayant insulté Louis-Vincent Gave, nous ne pouvons pas accepter’. Premier refus du club de communiquer sur un communiqué commun à cause du président Couzinet, et si vous avez suivi le feuilleton qui tient plus de Dallas que d’autre chose, un coup c’est le maire, l’ancien, le nouveau, l ‘ancien président de l’amateur, aujourd’hui, le nouveau. Donc de novembre à décembre, c’est bien le président Couzinet et l’amateur qui étaient sur la sellette, en disant qu’il ne peut pas rester président pour toutes sortes de raisons que je ne peux pas ici ici.”

« Une collectivité publique ne peut pas financer une entreprise privée à l’intérieur d’un bail emphytéotique et qu’il nous faut retrouver une autre formule juridique».

« Les élections ont lieu au sein de la structure, dans une procédure légale contrôlée par huissier. Pendant ce temps-là, bien évidemment pas de communiqué de presse commun, donc moi, j’attends. Je ne peux pas déposer les études car elles doivent être déposées par celui qui est en maîtrise d’ouvrage privée. Et pendant ce temps-là avec la directrice générale des services, nous travaillons avec des experts juridiques et fiscaux, égallement dans la plus grande prudence, car d’ici le mois de juin nous serons en état de vous communique de la bregré rapport des comptes.

Nous faisons donc attention d’être dans les clous de la légalité. Que nous dit la légalité ? Elle nous dit qu’une collectivité publique ne peut pas financer une entreprise privée à l’intérieur d’un bail emphytéotique et qu’il nous faut retrouver une autre formule juridique. Nous voici repartis sur un travail de recherche sur comment aider le club. Donc fin décembre, nous avions un accord qui est toujours valable, et aujourd’hui nous mettons en place cet accord dans un cadre parfaitement sécurisé juridiquement et financièrement accompagné par les merides no accompagné par les merides no accompagné cabinets on place décembre.

« Je vous la fais courte »

Enfin, Maider Arostéguy dénonce les méthodes du club visant à faire peser l’intégralité des travaux sur les épaules du contribuable biarrot :

« J’ajouterais quand même que lorsque le club parle de 15 millions chacun, il s’agit d’une grande escroquerie intellectuelle puisque le club nous demandait de garantir 7,5 millions d’euros sur les 15 millions qu’il apportait. […] Égallement, le club nous demande et nous demandait de lui verser, pendant une période qui correspond à la durée du bail emphytéotique, l’équivalent du remboursement de ce qu’il aurait avancé pour faire les travaux. Je vous la fais courte, 15 millions la Ville, le club avance 15 millions et c’est la Ville qui rembourse les 15 millions sur les 20 prochaines années. En gros, le club fait une avance d’argent dont la moitié est garantie par la Ville et c’est le contribuable qui paie 100 % des travaux. Je vous le dit cette formule-là, c’est non, je ne l’accepte pas. Je ne me prêterai pas à cette mascarade financière. Nous ne pouvons pas non plus être pris en otage par un seul projet aussi important fût-il.

La manipulation qui consiste à dire que nous allons tuer le club est méprisable. Le club n’est pas un actionnaire privé, c’est une histoire, des hauts, des bas, de la passion, des familles entières, un lien social. Je ne crois pas que tout ça va disparaître d’un coup de baguette magique parce qu’un center de formation et entraînement sera construit et une partie proposé au BOPB et que la Ville va donner 7 millions d’euros qui pourront être complé ‘autre argent public pour rénover ses infrastructures.

Indecent

Je crois qu’aujourd’hui on essaie de nous prendre en otage, nous représentants des Biarrots, au nom d’intérêts privés qui certes sont respectables, mais les méthodes ne le sont pas. On a jamais autant sali l’image de la Ville à travers des tweets mais aujourd’hui je ne peux pas laisser dire que la Ville va couper les fluides. Il n’est plus possible pour le contribuable de ne plus payer les factures de fluides. Nous l’avons dit une fois, nous sommes revenus dessus, nous l’avons dit au mois de juin et le club menace aujourd’hui en disant ‘les joueurs de La Rochelle ne pourront pas se doucher avec de l’eau chaude, et que c’est la faute du maire’. Tout ceci est indécent, vous pensez que le maire va se taire pour ne pas polémiquer, ce n’est pas l’honneur de Maider Arosteguy dont il s’agit mais celui de tous les élus. Tout le monde est méprisé, tout le monde est pris en otage. Nous faisons cette mise au point pour dire stop. Basta ya. ».

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