Des commerces toujours affectés par la crise sanitaire

Des commerces toujours affectés par la crise sanitaire

Au Printemps Haussmann, à Paris, le 12 janvier 2022, premiere jour des soldes d'hiver.

L’année 2021 s’est une nouvelle fois révélée compliquée pour les enseignes du commerce spécialisé en France. Selon les données publiées mercredi 2 février par la fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé Procos, les ventes en magasin on reculé de 8,7 % par rapport à 2019, dernière année affo s pa été affectés par la crise sanitaire.

Les commerce n’ont pas retrouvé leur activité d’avant-Covid, malgré un rebond de 11,4% sur un an dû à un effet de comparaison favorable après une année catastrophique. Deux secteurs trant néanmoins leur épingle du jeu : l’équipement de la maison (+ 11,4 % par rapport à 2019) et l’alimentaire spécialisé (+ 3,9 %).

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2021 a été marquée par « une fermeture très longue des magasins, notamment dans les centers commerciaux et un peu moins longue pour les autres, rappelle Emmanuel Le Roch, délégué général de Procos. A cela s’est ajouté le passe sanitaire en août qui a compliqué la compréhension » de l’accès aux centers commerciaux par les clients et « fait baisser les flux ». Bilan : un plongeon de la fréquentation des magasins de 19,4 % par rapport à 2019.

Inquiétude des enseignes

La saison des fêtes n’a pas permis de rectifier le tir avec un repli de 4,6% du chiffre d’affaires en décembre. Ni le début de l’année d’ailleurs, où la fréquentation s’est « écroulée », même si les grands centers-villes semblent mieux résister que les grands centers-villes commerciaux. « On est face à un quasi-confinement avec le télétravail obligatoire qui a des impacts importants sur les flux, un degré de crainte important du consommateur qui affecte sa vie sociale, et de nombreux cas positifs à l’école. Tout cela fait que c’est très compliqué », résume M. Le Roch.

Et les soldes d’hiver ? « Médiocres », lance ce représentant des entreprises. Les premières estimations sur le mois de janvier font état de chiffres d’affaires en baisse de 11,7% par rapport à 2019, et à peine supérieure de 0,3% à 2020 où le couvre-feu avait pourtant amputé l’activité « Mais il ne pouvait pas en être autrement, au vu de la situation sanitaire défavorable à la venue en magasin et au fait qu’une partie des acteurs ayant moins acheté de produits avait donc moins de stocks », poursuit-il. Les enseignes s’inquiètent pour la suite de l’année, qui sera marquée par une contraction du pouvoir d’achat et une période d’élection présidetielle, « jamais très favorable aux grosses dépenses».

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Une partie de l’activité s’est certes transférée sur Internet, mais pas suffisamment, car ce canal exclut de nombreux achats d’impulsion. Les ventes des enseignes en ligne ont progressé de 11,4% par rapport à 2019 et de 14,8% par rapport à 2020. « Mais le Web ne permet de rattraper que 5% des chiffres d’affaires perdus », precise M. Le Roch.

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