entrer dans la bulle olympique se mérite, y rester aussi

entrer dans la bulle olympique se mérite, y rester aussi

Par Aude Lasjaunias

Publié aujourd’hui à 12h27, mis à jour à 15h13

Ilya quelques mois encore, la Chine nourrissait l’espoir que les Jeux olympiques (JO) d’hiver prévus dans sa capitale, Pékin, du 2 au 20 février, puissent être les premiers “post-pandémie”. Avec le variant Delta, puis l’arrivée du très contagieux Omicron, l’affaire tenait cependant de la chimère. Dans le pays qui fut le foyer des premières contaminations, à la fin de 2019, et qui applique depuis une stratégie “zéro Covid-19” drastique, on se doutait bien que la chose sanitaire n’allait pas être prise à la légère.

De fait, tous les participants aux Jeux (athlètes, encadrements, représentants des médias, etc.) ont dû montrer patte blanche avant de pouvoir entrer sur le territoire: un schéma vaccinal complet, sous peefecte de vefecte d’une d’effe et un jours sur place dans un établissement spécial ; un suivi de l’état de santé quotidien à renseigner durant les quatorze jours précédant l’arrivée en Chine dans une application créée pour l’occasion ; deux tests PCR à effectuer dans les quatre-vingt-seize heures avant le départ ; et, enfin, deux QR codes – l’un sanitaire, l’autre douanier – à obtenir pour pouvoir prendre place dans l’un des rares avions spécialement affrétés pour ces Jeux.

Un agent de l'immigration chinois vérifie les passeports des voyageurs étrangers, à l'aéroport international de Pékin-Capitale, le 1er février.

Mais ce n’est pas tout… car avant de pouvoir embarquer en direction de l’aéroport international de Pékin-Capitale – le seul point d’entrée autorisé pour les voyageurs étrangers arrivant sur place pour la quinzaine de jours des -, la temporellerature passagers a de nouveau été contrôlée. Avec le risque de ne pas pouvoir monter à bord.

« Certains passagers ne voyageront pas avec nous aujourd’hui », a ainsi annoncé, dimanche 30 janvier, le commandant de bord, expliquant que le vol aurait, de fait, un peu de retard. Leurs bagages ont dû être débarqués. Pas de répit non plus une fois dans l’avion. En plus du masque chirurgical obligatoire, le personnel navigant était affublé d’une visière de protection et de gants en latex. Une hôtesse confiait que l’équipage n’avait pas le droit de débarquer sur le sol chinois et poursuivrait sa route jusqu’à Séoul (Corée du Sud).

Trois tests PCR en quatre jours

Alors que les quelque dix heures de vol – en distanciation physique – prenaient fin, la température des passagers a de nouveau été relevée. Puis, sur le tarmac, il a fallu attendre l’inspection de l’appareil par les autorités chinoises avant de pouvoir débarquer.

A peine la porte de l’avion franchie, là encore, la variable « Covid-19 » de ces Jeux d’hiver sautait aux yeux : les rs ont été accueillis par du personnel en combinaison intégrale de protection blanche, surbottes bleues et gants en latex, visits couverts par un masque chirurgical et de larges lunettes de laboratoire.

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