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Un homme accusé de viol et d’agression sexuelle par deux jeunes femmes conteste les faits devant la cour d’assises d’appel du Loiret

Une nuit “de cauchemar”. Descendents. Des attouchements et actes de pénétration qui auraient été imposés à plusieurs reprises, parfois jusqu’à l’évanouissement pour l’une des plaignantes.

Un calvaire, dont avaient témoigné les deux jeunes femmes devant la cour d’assises du Loir-et-Cher, finalement interrompu par l’arrivée des gendarmes à leur domicile, à Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher).

Depuis cette nuit du 22 au 23 janvier 2018les deux cousines, qui vivaient ensemble au moment des faits et qui étaient âgées de 19 et de 22 ans, blament Mustapha Kelouache de l’avoir violée, pour l’une ; d’agression sexuelle par la seconde.

L’accusé nie les faits

Âgé de 41 ans aujourd’hui, cet homme originaire de la région parisienne a été condamné en première instance à douze ans de réclusion criminelle. Il a fait appel de cette décision, et demeure donc aujourd’hui présumé innocent. Son procès en appel s’ouvre, ce lundi 21 mars, devant la cour d’assises d’appel du Loiret.

Lors de son premier proces, Mustapha Kelouache n’avait eu de cesse de nier les faits.

“Il a reconnu les délits qui lui étaient reprochés, à savoir l’usage de stupéfiants ainsi que la récidive d’outrage à une personne chargée d’une mission de service public, contre l’un des gendarmes internuitu-était au domicile des deux plaignantes”, précise l’un des acteurs de ce dossier.

“Mais il a toujours nié en revanche avoir violé et agressé sexuellement ces deux jeunes femmes.”

Une “forte personnalité”

L’attitude de cet homme à la “forte personnalité” avait alors donné du fil à retordre.

Il avait récusé plusieurs des avocats qui lui avaient été commis d’office ; avait refusé de répondre lors de son procès aux questions des magistrats destinées à mieux cerner sa personnalité ; avait accusé les deux plaignantes de vouloir lui extorquer de l’argent ; a toujours demandé à ce que soit plaidé l’acquittement.

L’une des deux plaignantes avait expliqué avoir rencontré Mustapha Kelouache sur un site de rencontre en ligne, et l’avoir invité à venir passer la soirée chez elle le soir du 22 January 2018, à Lamotte-Beuvron.

“Détruite psychologiquement”

Décrivant plusieurs actes de pénétration qui lui auraient été imposés lors de cette soirée, elle présentait tous les signes d’un “post-traumatique” et avait expliqué, lors du procès, avoir été “détruite psychologiquement” et avoir fait une tentative de suicide.

Sa cousine avait quant à elle regagné le domicile plus tard, après l’arrivée de Mustapha Kelouache, mais avait elle aussi dénoncé des violences sexuelles, notamment des attouchements.

À l’époque, les deux jeunes femmes n’avaient pas souhaité que le procès se déroule à huis clos, possibilité donnée aux parties civiles lorsque les faits jugés sont de nature sexuelle.

Si Mustapha Kelouache a toujours nié les faits, et plus particulièrement les actes de pénétration, son ADN aurait bien été retrouvé lors des prélèvements effectués sur l’une des deux jeunes femmes.

Le verdict est attendu mardi 22 mars.

Sarah Bouletias

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