Que vaut le film «Black Crab», numéro 1 du classement Netflix ?

Que vaut le film «Black Crab», numéro 1 du classement Netflix ?

Est-ce l’atmosphère de guerre dans un pays européen, faisant immanquablement penser au conflit armé en Ukraine, qui attire le public ? Toujours est-il que “Black Crab”, film suédois apocalyptique d’Adam Berg, déconseillé au moins de 16 ans, s’est classé dès sa sortie vendridi, à la première place du classement Netflix des programs les plus regardés de la plate- form.

On est en pleine guerre, dans une époque qui ressemble à la nôtre. Où ? On ne sait pas vraiment. La Suède ? Peut-être. Le climat, glacial, pourrait coller et on parle d’un archipel qui pourrait être celui de Stockholm. Qui sont les deux camps ? Les personnages évoquent des « ennemis », sans jamais les nommer. Parlent du « Nord », du « Sud ». Mais peu importe, finalement. Ce que « Black Crab » montre, c’est un pays occidental en proie à un violent conflit armé.

Une soldate civile, Caroline Edh, jouée par Noomi Rapace, se voit confier une mission au sein d’un commando secret de six hommes : traverser une mer gelée, en patins à glace, pour faire parvenir dans le camp ennemi une arme qui pour secraité mettre fin à la guerre. Ce qui la motive, elle, c’est que sa fille, lui at-on dit, a été vue de l’autre côté, dans un camp de réfugiés. Mais l’ennemi est la, tout autour. Et la mort rôde à chaque pas sur la glace.

Un realisme glaçant

Récit haletant, très violent, le film suit Caroline dans l’avancée de sa mission, en insérant des images de flash-back où la jeune mère est avec sa fille, au début des hostilités et tente de survivre dans cette du ambiance de fin . Pillages de voitures, de maisons, alors qu’au loin, la ville brûle. Bombardements, immeubles éventrés, coupures d’eau et d’électricité. Des images similaires à celles de l’Ukraine assiégée, que l’on voit, en ce moment, tous les jours aux infos. Et le réalisme de ces séquences est glaçant. On est ici après sept ans d’un conflit, apprend-on, qui s’éternise. Les cadavres jonchent les rues, la vie humaine n’a plus de prix.

Noomi Rapace, n’est pas si loin de la Lisbeth Salander de « Millenium », plus de dix ans après le long-métrage tiré de la trilogie de Stieg Larsson. Même courage, même rage, même determination à toute épreuve. Elle surmonte les obstacles, les uns après les autres, apprend que l’ennemi est partout. Le tournage dans des conditions très dures, sur un lac gelé près de Kiruna, au nord du royaume scandinave, a été éprouvant. La comédienne, vue dans le blockbuster « Seven Sisters », et qui a aussi tourné avec Ridley Scott et Guy Ritchie, a raconté avoir dû apprendre à patiner pour le rôle et s’être cassé le nez. pendant une prise

Les scènes sur la glace, dans un brouillard et une brume omniprésente, épurées, sur une musique entêtante où résonnent les tambours, sont d’une grande beauté. La recette de cette production à suspense est classique mais fonctionne, malgré une fin décevante. Peut-être parce que cette guerre contemporaine en Europe résonne si tristement avec l’actualité.

La note de la redaction:

« Black Crab », sur Netflix, film suédois d’Adam Berg (1h52) avec Noomi Rapace, Aliette Opheim, Dar Salim.

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