De Pokémon Rouge à Arceus, retour sur l'évolution incroyable de la license Nintendo

De Pokémon Rouge à Arceus, retour sur l’évolution incroyable de la license Nintendo

Légendes Pokémon Arceus a soufflé un véritable vent de fraîcheur sur toute la license Pokémon. Et ce qui s’apparentait à une petite aparté s’est révéler être le point de départ d’un grand renouveau pour toute la franchise, confirmé lors du dernier Pokémon Presents. L’occasion pour nous de revenir sur l’évolution de cette license mythique en vidéo, dont vous pouvez retrouver le script ci-dessous.

Sommaire

  • Une formule figée
  • Let’s Go : le début du changement
  • Arceus : le vent de liberté
  • Pokémon Ecarlate et Violet : plus de liberté, moins de RPG
  • Un tour du monde des Pokémon

Une formule figée

Vous ne pouvez pas être passé à côté du phénomène Pokémon. Après plus de 25 ans d’existence, cette franchise a rassemblé plus de 110 milliards de dollars de recettes dans le monde. Un chiffre impressionnant qui en fait la franchise (tout média confondu) la plus lucrative de tous les temps.

Dans le lot il ya certes les cartes, les produits dérivés, les dessins anime, mais les jeux vidéo rafflent une grosse part de la mise. Si sans surprise les produits dérivés sont loin devant (avec 82 milliards de recettes tout de même), les jeux ont rassemblé près de 27 milliards de dollars. Autant dire qu’il s’agit d’une industrie qui marche. Pour rappel, Pokémon est la quatrième licence de jeu vidéo la plus vendue au monde. Et derrière ce succès se cache une recette très efficace qui s’est répétée encore et encore au fil des années.

Tout le monde connaît le principe : vous arrivez dans une région, vous choisissez un starter et vous rencontrez votre rival. S’en suit une série de combats et de séances de capture de Pokémon dans les hautes herbes pour composer l’équipe la plus forte, remporter la fameuse Ligue et devenir le meilleur dresseur.

Ça, c’est pour la structure, mais qu’est-ce que cela donne niveau gameplay ? Et bien on est sur un bon vieux JRPG. Tout y est ! La quête initiatique, l’univers japonisant et des combats en équipe rythmés par le classique système de tour par tour. En plus de cette combinaison familière, vous pouvez ajouter l’importance des types, les affrontements en un contre un (ou plus), le système de capture et de chasse, quelques notions d’élevage et, surtout, des petites créatures on tones auxm statistiques différentes. Vous mélangez tout ça et vous obtenez LA formule gagnante de Pokémon.

C’est simple, pendant près de vingt ans, tous les opus fonctionnaient de cette façon sans jamais apporter de différences majeures (si on ne compte pas l’arrivée de nouvelles générations de Pokémon). Un comble pour une license qui passe son temps à faire évoluer des petits monstres, non ?

Certes, au fil des années, de petites améliorations ont été apportées, notamment au moment de passer d’une génération à une autre. La deuxième génération de Pokémon ainsi introduit la possibilité de faire se reproduire ses petits monstres préférés, ainsi que la notice de bonheur et les objets à tenir. La suivante a repensé les statistiques et apporté les capacités passives propres à chaque Pokémon. Puis il ya eu le classement des attaques, l’apparition des talents cachés, l’arrivée des Méga-Evolutions, la création de nouveaux types et j’en passe.

Vous l’aurez compris, chaque opus a apporté sa petite pierre à l’édifice pour peaufiner la formule Pokémon. Mais fondamentalement, cette dernière n’a pas changé. Un point qui a d’ailleurs fini par lasser de nombreux joueurs de la première heure. Mais ils sont encore beaucoup à s’extasier à chaque annonce et à être présent dès la sortie d’un nouvel opus.

et oui, malgré l’abandon de certains, la formule figée des Pokémon marche et les différents titres se vendent toujours à la pelle. Et pourtant, malgré les bons chiffres, Game Freak et The Pokémon Company ont pris un certain nombre de risques ces dernières années. Le but ? Innover et faire enfin évoluer cette license iconique.

De Pokémon Rouge à Arceus, retour sur l'évolution incroyable de la license Nintendo

Let’s Go : le début du changement

Nous l’avons dit, la formule des Pokémon fut pendant longtemps sacrée. Et pourtant, après Pokémon Ultra-Soleil et Ultra-Lune, Game Freak et The Pokémon Company jouent la carte de la surprise avec Pokémon Let’s Go, Pikachu et son acolyte Pokémon : Let’s Go Evoli. À première vue, il s’agit tout bêtement d’un remake du jeu Game Boy Color de 1998, Pokémon Version Jaune. Mais que nenni ! Ce nouvel opus introduit un gameplay différent, basé sur la méthode de capture du jeu mobile Pokémon GO.

Entre les Donjon Mystère, les Ranger, les Snap ou encore les Stadium, sans oublier les jeux de puzzle, les party game ou les beat’em all, Pokémon a toujours proposé des jeux annexes. La franchise continue d’ailleurs d’en produire, comme avec Pokémon Unite ou Pokémon Masters EX. Mais jamais un jeu annexe n’avait influencé un autre issu de la série principale. Pokémon GO fait ainsi office de véritable mastodonte, dans tous les sens du terme.

Pokémon GO a été un véritable phénomène, une révolution même pour beaucoup. C’est simple, vous n’avez pas pu passer à côté de tous ces dresseurs arpentant les rues tout en étant scotchés à leur téléphone. Il faut dire que la promesse était folle : devenir un dresseur Pokémon grandeur nature. Pas étonnant donc qu’ils aient été (et soient encore) des millions à jouer au jeu.

Mais revenons à nos Moumoutons (et à Pokémon Let’s Go). Non seulement ce dernier nous proposait de lancer nous-mêmes nos Pokéball mais il introduisait également un système de gain d’expérience plus simple et accessible, réduisant considérablement le farming. Si la structure reste assez classique, ces nouveautés de gameplay viennent bosculer une formule jusqu’ici inchangée afin d’attirer un nouveau public.

Si seul le système de gains d’expérience perdurera dans les opus suivants, Pokémon Let’s Go fait office de moment décisif dans l’histoire de la licence. Avec cet opus, Game Freak a réalisé qu’il était possible de jouer un peu avec les codes déjà instaurés de sa license phare. Et quatre ans plus tard, le studio s’en donnera à cœur joie.

De Pokémon Rouge à Arceus, retour sur l'évolution incroyable de la license Nintendo

Arceus : le vent de liberté

Car si Pokémon Let’s Go a ouvert la voie au changement, c’est bien Légendes Pokémon Arceus qui a défoncé les portes pour mettre un grand coup de pied dans la fourmilière. Que l’on aime ou pas le jeu, impossible de nier qu’il a révolutionné toute une formule. Adieu les couloirs dirigistes et bonjour les grandes plaines à explorer sans contrainte. Une approche que Game Freak avait déjà expérimenté avec les Terres Sauvages dans Pokémon Épée / Bouclier.

Ces vastes zones naturelles poussaient le joueur à se balader sans limite et capturer des Pokémon à foison. Entre les lacs, les zones désertiques, les grottes et autres sentiers verdoyants, il y avait de quoi satisfaire les rêves des joueurs les plus aventureux. On poufait même faire un peu de camping ! Et au vu des différents retours, Game Freak avait tout intérêt à pousser la license dans ce sens.

Ainsi naquit Légendes Arceus, le premier Pokémon “open-world”. Très attendu par les joueurs, il portait cette promesse folle : insuffler un vent de liberté sur une license à la structure cousue de fil blanc. Et sur ce plan, le constat est unanime. Ça marche ! Alors oui, le jeu n’est pas bien joli et a ses défauts, mais les larges zones ouvertes font leur petit effet et parviennent même à réconcilier certains joueurs avec la licence.

Et heureusement ! Car si Légendes Pokémon Arceus se présentait comme un opus à part avec des sensations inédites, il semblerait finalement qu’il ait été créé pour donner le la pour l’avenir de la license.

De Pokémon Rouge à Arceus, retour sur l'évolution incroyable de la license Nintendo

Pokémon Ecarlate et Violet : plus de liberté, moins de RPG

Le 27 février dernier, Pokémon Company a levé le voile sur la neuvième génération de Pokémon. Prévue pour la fin de l’année, elle se place dans la ligne directe d’Arceus. Le titre nous proposera en effet un veritable open-world à explorer. En somme, c’est Arceus en mieux. Oubliez les transitions entre chaque zone et baladez-vous sans aucune limite dans une nouvelle vaste région, c’est ce que nous promet l’éditeur.

On aurait pu s’attendre à ce que la formule Arceus form une série parallèle, à la manière des Donjon Mystère notamment. Mais avec Pokémon Écarlate / Violet, The Pokémon Company persiste et signe : le futur de Pokémon sera placé sous le signe de la liberté. Ainsi, on peut maintenant voir en Légendes Pokémon Arceus une bêta censée préparer l’arrivée d’une toute nouvelle formule récurrente.

Si on voit vers où va la license en terme de liberté donc, il ya un point qui reste encore en suspens. Quid de la branche RPG ? Point fondamental de l’ADN de la licence, il était mis en retrait dans Arceus. Si le scénario et l’approche très particulière de ce Pokémon expliquaient cela, impossible de savoir ce qu’il en sera de Pokémon Ecarlate et Violet. À voir donc si ce regain de liberté sera synonyme de moins de RPG.

En tout cas, il est clair que The Pokémon Company compte bien continuer à faire évoluer la licence, comme c’est le cas depuis une petite poignée d’années. On peut donc s’attendre à d’autres nouveautés de gameplay qui viendront peaufiner ce qui s’annonce comme LA nouvelle formule des Pokémon.

De Pokémon Rouge à Arceus, retour sur l'évolution incroyable de la license Nintendo

Un tour du monde des Pokémon

Mais il n’y a pas que le gameplay qui a changé dans Pokémon. Qui dit nouvelle génération, dit en effet nouveaux monstres à capturer. Et la aussi, il ya de quoi faire quelques suppositions. Aujourd’hui, chaque nouvelle génération a le droit à sa petite région inédite, inspirée d’un pays autre que le Japon. Si cela peut ressembler à un détail, il s’agit d’un changement marquant et assez récent.

Pendant près de 15 ans, les jeux Pokémon se cantonnaient à des régions inspirées de leur terre natale : le Japon. 15 ans, c’est plus de la moitié de la vie de la license. Alors quand en 2011, Pokémon Noire et Blanc nous emmènent à Unys, clairement inspiré de la ville de New-York aux Etats-Unis, c’est un choc. Et pourtant cela devient très vite la norme. On aura ensuite droit aux épisodes “les Pokémon en France”, “les Pokémon à Hawaii”, “les Pokémon en Angleterre”… Vous l’aurez compris, chaque opus nous a fait voyager dans une nouvelle région du monde. Et cela pourrait bien être le cas jusqu’à l’extinction des Pokémon.

Pour ce qui est de Pokémon Ecarlate et Violet, tout porte à croire qu’ils nous emmèneront en Espagne. Si rien n’est officiel, le trailer d’annonce nous a apporté de gros indices allant dans ce sens. On a bien sûr les décors et surtout ce monument rappelant la célèbre Sagrada Familia, mais aussi l’apparition de cartes de la péninsule ibérique.

Si c’est peut-être un détail pour vous, pour Pokémon ça veut dire beaucoup. Les Pokémon dépendent de leur localisation. Si on trouvait des Moumoutons dans Epee/Bouclier, on pourrait bien trouver des Tautauro ou autres Pokémon inspirés de la faune et de la flore de la région hispanique. Les paris peuvent donc être lancés, à vous de voir quels Pokémon vous imaginez pour cette nouvelle génération et meme celles à venir, qui sait.

Et n’oubliez pas de rester connecté sur JV pour suivre l’évolution de Pokémon, l’une des licences les plus iconiques des consoles Nintendo!

De Pokémon Rouge à Arceus, retour sur l'évolution incroyable de la license Nintendo

A propos de Pokémon Écarlate / Violet

Leave a Comment

Your email address will not be published.