Printemps du cinéma : 10 coups de cœur à rattraper lors de séances à 4 euros

Printemps du cinéma : 10 coups de cœur à rattraper lors de séances à 4 euros

À 4 euros la séance, il faut en profiter. Après deux ans d’absence pour cause de pandémie, le Printemps du cinéma fait son grand retour les 20, 21 et 22 mars dans tous les cinémas de France, pour 4 euros la séance. L’occasion, pour ceux qui ne les ont pas encore vues, de se ruer sur les grandes affiches du moment, tells que « Maigret » avec Gérard Depardieu, « Notre-Dame brûle » de Jean-Jacques Annaud, « The Batman » avec Robert Pattinson, “Goliath” avec Gilles Lellouche, “Nightmare Alley” avec Bradley Cooper ou “Maison de retraite” avec Kev Adams… Mais cette opération existe aussi pour permettre au public de découvrir des œuvres qui ont confident connules des sorties plus. Nous en avons sélectionné dix.

« Trois fois rien » : drôle et émouvant

Trois SDF du bois de Vincennes gagnent 200 000 euros au loto. Mais quand on n’a ni compte bancaire ni justificatif de domicile, difficile d’encaisser le chèque. Et avec l’argent viennent… les problèmes d’argent ! Nadège Loiseau réussit une formidable comédie avec Philippe Rebbot, Côme Levin et Antoine Bertrand. Chacun apporte une énorme émotion au film entre les scènes comiques, et l’on sort KO et remplis de gratitude pour cette perfusion de générosité et d’amitié.

« Petite Nature » : une révélation

Johnny, 10 ans, vit à Forbach (Moselle) avec sa petite sœur, son grand frère et leur mère qui boit un peu trop et fait défiler les amants de passage. À la maison, Johnny est prié de s’occuper de sa sœur et de ne pas se montrer trop « fragile » . Quand, à l’école, il rencontre un jeune professeur qui croit en lui, il va s’y attacher… Sans jamais tumber dans la caricature, le film montre comment une rencontre peut faire basculer un destin. Un drame lumineux, ou brille une révélation, le jeune Aliocha Reinert.

« La Vraie Famille » : magistral

Anna, 34 ans, vit avec son mari, leurs deux petits garçons et Simon, 6 ans, placé chez eux par l’Aide sociale depuis l’âge de 18 mois. Un jour, le père biologique de Simon demande à récupérer la garde de son fils. Anna va devoir se résoudre à laisser partir, progressivement, cet enfant qui l’appelle « Maman ». Un film merveilleux, souvent déchirant, mais parfois aussi très drôle. Dans le rôle de cette maman bouleversante d’amour et d’abnégation, Mélanie Thierry s’y montre magistrale.

« Ali & Ava » : petit miracle

Ali, barbu hyperactive d’origine indienne, en crise dans son couple, tente d’oublier ses tracas en écoutant de l’électro à fond. Ava, assistante scolaire blonde aux yeux bleus, veuve d’un homme violent, est mère et déjà grand-mère. Ils se croisent et accrochent. Toute la beauté du film tient par le regard que pose sur eux la réalisatrice, Clio Barnard, et la façon dont s’apprivoisent ces deux âmes perdues.

« Belfast » : bouleversant

Buddy, 9 ans, vit des jours heureux dans les artères de son quartier de Belfast, qui sont autant d’espaces ludiques ou tout le monde le connaît. Mais en 1969, les débuts de la guerre civile vont transformer le terrain à jamais: pose de barricades, arrivée des chars britanniques, tirs et explosions…

« Viens, je t’emmène » : doux-amer

Quadra célibataire sans histoires de Clermont-Ferrand, Médéric est confronté à un attentat terroriste qui a lieu en center-ville. L’un des auteurs a pris la fuite. Et voilà qu’un jeune SDF, qui correspond au profil, sonne chez lui… C’est le point de départ de ce film doux-amer, à l’humour grinçant, faussement léger, où l’on retrouve la patte d’Alain Guiraudie (« l’Inconnu du lac »).

« Rien à foutre » : générationnel

Quand elle n’est pas en vol, Cassandre, jeune hôtesse de l’air d’une compagnie low-cost, s’amuse dans les clubs, boit beaucoup, drague des garçons qu’elle rejoint au gré de ses destinations. Mais souvent, un voile apparaît dans ses yeux. De retour chez son père et sa sœur, elle va devoir affronter la réalité : le deuil récent de sa mère. Ça n’est pas seulement Cassandre qu’Adèle Exarchopoulos incarne dans cette pépite belge, mais toute une génération éprise de liberté tout en fuyant l’intime.

« L’Histoire de ma femme » : joli mélo

Jakob, jeune capitaine usé par la solitude à terre et la monotonie en mer, jure dans un café à un ami qu’il épousera la première femme qui entre. C’est Lizzy. Ils font connaissance lors d’un poker. Coup de foudre ou coup de bluff… La beauté formelle, le scénario à la fois fluide et ample, la fresque, de Paris à Hambourg en passant par des cargos et un navire de luxe, font de « l’Histoire de ma femme » un film comme on n’en fait plus. Un mélo amer, comme l’eau salée.

« Robuste » : duo de choc

« Robuste », c’est Gérard Depardieu, alias Georges, vieil acteur star qui s’ennuie, se plante à scooter, variation sur lui-même, poétique et imaginaire. Mais il ya plus robuste que lui : Aïssa, sa garde du corps pour un mois, qui travaille dans la sécurité tout en participant à des compétitions comme luteuse semi-professionnelle. Entre eux, un mélange de complicité, de distance, d’affrontement physique, joué avec une grâce qui éblouit. Déborah Lukumuena, révélée par « Divines », s’y affirme avec une évidence lumineuse.

« Red Rocket » : grinçant

Mickey, qui avait quitté le Texas pour devenir une star du porno à Hollywood, revient au pays après avoir tout perdu à la suite de quelques entourloupes. Son retour dans ce coin industriel du golf du Mexique sinistré par la crise économique va faire des étincelles… Ode aux laissés-pour-compte de l’Amérique, chronique hilarante de la débrouille dans laquelle se aux laissés-pour-comte -flammes d’un nouvel ordre moral, “Red Rocket” est tout cela à la fois.

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