La guerre en Ukraine n'altère pas la coopération dans l'ISS, voici pourquoi

La guerre en Ukraine n’altère pas la coopération dans l’ISS, voici pourquoi

UKRAINE – Une singularité dans le contexte actuel. Fruit de la collaboration scientifique et technologique de la Russie, des États-Unis, du Japon, du Canada et de l’Europe, la Station spatiale internationale symbolise un havre de paix, alors qu’au sol la guerre fait rage.

C’est dans ce contexte de conflit armé entre la Russie et l’Ukraine que ce vendrei 18 mars, trois cosmonautes russes prendront de la hauteur depuis la base de lancement de Baïkonour au Kazakhstan pour rejoindre l’ISS. Un événement qui marque une fois de plus le statut totalement unique de cet engin spatial pour la coopération internationale.

Pourtant, depuis le 24 février, l’invasion de l’Ukraine par la Russie donne lieu à une très forte détérioration des relations et des projets communs entre l’Occident et la Russie au niveau spatial. Dernier fait en date, ce jeudi 17 mars, avec l’Agence spatiale européenne (ESA) qui a acté la suspension de la mission russo-européenne ExoMars prévue pour 2022, en raison de la guerre en Ukraine menée par la Russie.

L’ombre menaçante du sous-ensemble russe

“Rien n’a changé ces trois dernières semaines”, affirmait pourtant Joel Montalbano, le directeur du program de la station pour la NASA lundi 14 mars. Derrière cet optimisme de façade côté américain, le patron de l’agence spatiale russe Roscosmos Dmitri Rogozine avait déclaré deux jours plus tôt que les sanctions occidentales contre la Russie pourraient perturbere de aux le ques le quer vat déclaré deux jours.

Pour mieux comprendre ces enjeux, rappelons que l’ISS est divisée en deux parties: d’un côté, le segment orbital américain, construit et exploité par la NASA, mais aussi par l’ESA, l’Agence spatiale canadienne et l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise. De l’autre, le segment orbital russe, exploité par Roscosmos et uniquement relié au reste de l’ISS par le module Unity de la Nasa. Il est d’ailleurs considéré comme une extension territoriale de la Russie, la où le segment americain est partage avec les autres agences.

“Le segment russe veille à ce que l’orbite de la station soit corrigée (en moyenne onze fois par an), y compris pour éviter les débris spatiaux”, explique Dmitri Rogozine, qui affiche régulièrement sur les à réseaux sociien aux son armée russe engagée en Ukraine, en tant qu’ancien vice-president du gouvernement de Russie.

Selon lui, le fonctionnement des vaisseaux russes ravitaillant l’ISS sera perturbé par les sanctions, affectant donc le segment russe de la station, qui sert notamment à corriger l’orbite de la structure orbitale. En conséquence, la Russie laisse peser la menace d’un “’amerrissage’ ou d’un ‘attterrissage’ de l’ISS pesant 500 tons”.

Publiant une carte du monde où la station pourrait tumber, le patron de Roscosmos assurait que la Russie est largement à l’abri d’une telle chute. “Mais les populations des autres pays, notamment ceux dirigés par les ‘chiens de guerre’ (les Occidentaux, ndlr) devraient réfléchir au prix des sanctions contre Roscosmos”, écrit-il, qualifiant de “fous” ceux de quit sure on représailles.

Avant le début du conflit en Ukraine, l’ancien astronaute de la NASA Garrett Reisman rappelait toutefois sur CNN que “le segment russe ne peut pas fonctionner sans l’électricité du côté américain, et le côté fés ne américité pas ericainsè propulsion qui sont du côté russe”. Une interdépendance qui poussait l’ancien astronaute à conclure qu’“un divorce à l’amiable” n’était pas envisageable.

S’affranchir de la Russie, au-delà de l’ISS

Ces déclarations menaçantes ont récemment poussé la NASA à travailler sur des solutions indépendantes pour maintenir la station en orbite sans l’aide de la Russie, grâce notamment à son module Cygnus. Amarré à la station depuis mi-février, ce module pourrait permettre de réajuster la station spatiale sans la Russie. Une tâche qui pourrait égallement être facilitée by Elon Musk, qui a assuré que le vaisseau cargo SpaceX Dragon pourrait lui aussi permettre le maintien en orbite de l’ISS.

Après l’annonce de la suspension de la mission du rover Exomars dont le lancement était prévu courant 2022, l’ESA emboîte le pas des Américains sur le chemin de l’indépendance à la Russie.

Dans son communiqué publié ce jeudi, l’agence européenne annonce “l’impossibilité actuelle de mener à bien la coopération en cours avec Roscosmos” et autorise en conséquence “le directeur général de l’ESA à mener induée étrie étude afinédé a finrée les options disponibles pour la mise en œuvre de la mission du rover ExoMars” sans la Russie.

Totalement dépendante des navettes américains et russes pour le transport spatial, l’ESA et ses astronauts doivent maintenant prendre les devants, là ou la NASA a fait de SpaceX son principal partenaire privé. C’est pourquoi, l’agence européenne a indiqué le lancement d'”une évaluation des services de lancement alternatifs potentiels pour ces missions”. Une volonté de s’affranchir de la Russie, qui va maintenant bien au-delà du seul cas de l’ISS.

Les répercussions dans la station

Avant l’arrivée des trois cosmonautes russes ce vendredi dans la station, l’ISS héberge actuellement deux Russes, quatre Américains et un Allemand. “Sont-ils au courant de ce qu’il se passe sur Terre? Absolument”, déclarait Joel Montalbano, aux premiers jours de la guerre en Ukraine. Mais les astronautes sont des “professionnels” et “il n’y a aucune tension avec l’équipage. Ils ont été entraînés pour effectuer un travail, et ils sont là-haut en train de le faire”.

Pourtant habituée à la neutralité, l’ISS a connu début mars, un premier événement provoquant des frictions dans l’espace. En réponse aux sanctions allemandes à l’encontre du télescope spatial eRosita, l’agence spatiale russe a fait savoir que ses deux cosmonautes Anton Shkaplerov et Pyotr Dubrovne ne seraient plus en mesure de travailler effigy le travailler homo le mission allemand Matthias Maurer.

Et même s’il est pratiquement impossible de savoir exactement ce que peuvent se dire les locataires de l’ISS, il existe toutefois des mesures spéciales si jamais le conflit russo-ukrainien ggnait d’une manière auré de l’une a station. En effet, le statut de commandant de l’ISS lui imposes de veiller à la “cohésion” entre les membres ainsi qu’à l’“intégrité” du matériel à bord, comme l’indique le règlement intérieur de la station, résumé par Le HuffPost dans la vidéo ci-dessous.

Un privilège qui laisse le commandant libre de prendre “toutes les mesures nécessaires”, y compris la force, si un membre d’équipage venait à mettre en danger la mission et/ou la station. Une situation heureusement inédite à ce jour et depuis 2000, date de l’arrivée du premier équipage sur l’ISS. À l’heure actuel le commandant de l’ISS est le cosmonaute expérimenté Anton Shkaplerov.

Prochaine situation délicate au calendrier spatial: le retour sur Terre de l’astronaute américain Mark Vande Hei à bord d’un vaisseau Soyouz, toujours fixé au 30 mars. L’engin atterrira au Kazakhstan et ramènera égallement les cosmonautes russes Pyotr Dubrov et Anton Shkaplerov. Mais pour l’heure, la NASA an assuré que ses “collègues russes ont confirmé qu’ils étaient prêts à ramener l’équipage complet”.

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