critique c'était pas sa guerre

critique c’était pas sa guerre

point godose

Le réalisateur, Mauro Borrelli, est un artisan hollywoodien – un illustrateur plus précisément – passé par une pléthore de gros blockbusters de Godzilla à Dumboqui arrondit ses fins de mois en écrivant et mettant en scène des courts-métraages ou des DTV fauchés (le film de SF The Recalll’hideux high-concept The Ghostmaker).

Le casting se compose d’une vedette hollywoodienne en fin de carrière (Mickey Rourke), d’un rescapé du young adult (Jackson “Jasper dans” Twilight” Rathbone) et d’une armée de seconds couteaux américains, dirigée au propre comme au figuré par le mercenaire des arrière-plans Robert Knepper. Le tout est distribué par Saban Films, compagnie peu recommandable dont leà logo à lui seul eff consommateur de bisseries, et produit par d’illustres inconnus.

WarHunt: photoQuand on voit le logo Saban au début du film

Warhunt a donc tout de la serie B opportuniste. Et pour cause : c’est en une. Son pitch (en pleine Seconde Guerre mondiale, des soldats yankees sont mandatés pour mettre la main sur un obscur McGuffin avant les nazis) rappelle forcément les heures les plus décomplexées de l’héritage horrifique de la nazisploitation la nazisploitation, son le sympathique Overlord. D’ailleurs, il débute lui aussi avec un crash d’avion. Mais le reste s’en tient au survival sur rails qui enchaîne les conventions d’écriture (l’illusion de l’épouse, pitié) et les arcs narratifs téléphonés pour gagner du temps dans une forêt queterlcons’ en uv com le seul vrai décor du film.

Quant à l’ami Rourke, s’il apparait plus à l’écran que ses collègues habitués à cachetonner (suivez notre regard), il reste un caméo de luxe, un argument marketing bien piètrement inséré dans l’intrigue. Dommage : affublé d’un cache-oeil, il semble taillé pour ce genre de rôles, a fortiori quand il s’empare d’une mitrailleuse pour défourailler de l’entité surnaturelle.

WarHunt : photo, Mickey RourkePetit moment de lucidité

SS vs. predator

En effet, en termes d’enjeux, Warhunt ne se contente pas d’exploiter les traditionnels nazis zombies. Il en ressort donc plus frustrant qu’autre chose. Les autres productions du style (suivez notre regard, encore) affichent parfois un tel cynisme qu’elles font l’unanimité contre elles après deux plans. Le long-métrage de et co-écrit par Scott Svatos peut se targuer d’effets spéciaux numériques sinon originaux, honnêtement potables, et d’un postulat fantastique bien réel, qu’on ne spoilera pas ici. Quelques rares bonnes idées se glissent même presque par inadvertance dans cette partie de cache-cache interminable, comme lorsqu’une goupille de grenade fait office d’alliance.

Il n’en est que plus énervant. Le mythe de la passion du troisième Reich pour l’occulte, qui semble pourtant motiver toute l’opération militaire, n’est qu’effleuré ici et la. Plutôt que d’en faire le coeur de son intrigue, le film préfère citer allégrement Predator en accrochant les soldats aux arbres et en disséminant ses personnages aux quatre coins de la forêt. La référence est partagée par une vaste majorité des productions du même acabit, pour la simple et bonne raison qu’il s’agit d’un tour de passe-passe bien pratique.

WarHunt : photo, Robert Knepper“I ain’t got time to bleed”

C’est l’excuse idéale pour délocaliser l’action dans des bois anonymes, sans la moindre exigence de rigueur spatiale, et faire de ses protagonistes des archétypes militaires aux répliques balourdes, qui se feron un évent dé grandad. C’est égallement un prétexte parfait pour économiser les apparitions des “créatures” (notez les guillemets) et ne les révéler que dans un climax mou du genou.

L’imposture fait d’autant moins illusion qu’elle est comme souvent technique à la ramasse. Tandis que la mise en scène s’efforce de surdécouper le moindre geste pour maladroitement camoufler la vacuité de la production, la photographie fait le choix de planquer les tradition quarnelles nuances de gris dépressives en sous des plans-extrois les modle hollywoodiens numériques du moment. Le résultat est si sombre qu’il nous ferait confondre The Batman et Midsummar. C’est l’ultime subterfuge de cette série B feignante : difficile d’attester de sa laideur quand on ne voit rien.

WarHunt: Affiche officielle

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