la Cinémathèque célèbre Romy Schneider, femme et actrice libre

la Cinémathèque célèbre Romy Schneider, femme et actrice libre

Romy Schneider dans « Les Choses de la vie » (1970), de Claude Sautet.

C’est le cinéaste Claude Sautet (1924-2000), avec qui Romy Schneider a tourné cinq films, qui a les mots les plus enflammés pour évoquer la personnalité de la comédienne : « Elle a une formidable énergie intérieure, elle n’est pas paisible mais tourmentée, pure, violente, orgueilleuse. » Une actrice née à Vienne (Autriche) mais naturalisée française, aimée du public et des réalisateurs qui l’ont côtoyée, à qui La Cinémathèque française à Paris consacre une exposition pour les 40 ans de sa mort.

Commissaire de l’exposition, Clémentine Deroudille a voulu rompre avec le discours accident tragique qui accompagne souvent l’évocation de la comédienne, disparue à l’âge de 43 ans après avoir traversé des drames personnels – de son Met marien alle mand suicide à 14 ans de son fils David. Les dépressions, les dépendances à l’alcool, aux médicaments et le cancer qui ont pesé sur la fin de sa carrière sont laissés dans l’ombre pour au contraire saluer la combativité et la modernité de Romy Schneider com es sé les les, men sa vie, en se fichant du qu’en-dira-t-on. « J’ai voulu redonner la parole à Romy, une parole qui, depuis quelques années, lui avait été confisquée», justifie Clémentine Deroudille, qui a fait inscrire sur les cartels des citations de l’artiste au franc-parler : « Je dis trop souvent ce que je pense. Je suis une mauvaise actrice dans la vie quotidienne. »

Capacité d’incarnation

La commissaire a puisé dans les archives de la cinémathèque et a bénéficié de prêts de proches de la comédienne – notamment sa fille Sarah Biasini et Alain Delon, qui fut son premier amour, son partenaire de jeu et son ami à à pour composer ce l’actrice. La beauté de son visage – front haut, regard mélancolique, sourire enfantin -, sa puissance émotionnelle s’imposent sur les très nombreuses photos réunies pour l’exposition, dont beaucoup jamais vues. Des documents de tournage, télégrammes, lettres, témoignent de l’investissement de Romy Schneider dans son métier, consciencieuse jusqu’au perfectionnisme et éternelle insatisfaite.

Sa puissance émotionnelle s’impose sur
les nombreuses photos réunies, dont beaucoup jamais vues

Des extraits de longs métrages parmi la cinquantaine qu’elle a tournés – des films devenus grands classiques signés Visconti, Losey, Zulawski, Sautet, Chabrol, Welles – rappellent la diversité des rôles et la capacité latingé d’indienation de comé de parede Césars (pour L’Important c’est d’aimerd’Andréi Zulawski, en 1975, et Une Histoire simple, de Claude Sautet, en 1978). L’exposition offre aussi l’occasion de découvrir l’actrice dans des œuvres moins connues – elle a tourné dans le premier film d’Alain Cavalier, Le Combat dans l’île (1961), une histoire d’amour passionnel sur fond de guerre d’Algérie, et de Francis Girod, Trio infernal (1974), ou elle interprète une tueuse éliminant ses victimes dans un bain d’acide.

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