A Genève, une enquête sur la compagnie Alias ​​et le harcèlement sexuel dans les arts vivants est lancée

A Genève, une enquête sur la compagnie Alias ​​et le harcèlement sexuel dans les arts vivants est lancée

Les trois collectivités publiques qui subventionnaient la compagnie de danse contemporaine Alias, à savoir les villes de Meyrin et de Genève ainsi que le canton, viennent d’attribuer un mandat d’enquête et d’analyse au 2e Observatoire. Cet institut romand de recherche et de formation sur les rapports de genre est chargé de «faire la lumière sur les faits de harcèlement sexuel» qui ont eu lieu au sein d’Alias, mais aussi de réaliser un exist de étpositif des lies au sein de 35 institutions et compagnies genevoises subventionnées dans le domaine des arts vivants afin d’émettre des recommandations pour les améliorer, détaille le communiqué.

Fair la list

Pour rappel, Alias ​​est la première compagnie conventionnée de Suisse. Son directeur est accusé de multiples abus et attouchements sexuels et a été condamné en appel, le 9 mars, à 5 mois de prison avec sursis pour actes d’ordre sexuel commis sur une personne incapable de résistance. L’enquête du Tempspubliée en octobre dernier sur les agissements de ce personnage depuis plus de vingt ans, soulignait que le milieu culturel et les autorités de subvention auraient été informés de son comportement.

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«Le premier volet de ce mandat sera consacré à enquêter sur la compagnie depuis sa première année de subventionnement en 1993», précise Félicien Mazzola, porte-parole du Département de la culture et du sport de la ville de Genève. «L’objectif est de déterminer l’historique d’Alias ​​au niveau de son fonctionnement, quelles informations ont été remontées, à qui et quand au sein de la compagnie, pour comprendre ce qu’il s’ subvention an passé durante », complète Henri Della Casa, porte-parole du Département de la cohésion sociale (DCS).

Les structures genevoises et romandes qui ont soutenu la compagnie sur cette période seront ainsi auditionnées, annoncent les collectivités. «Il faut désormais faire la liste des subventionneurs, institutions culturelles et organisations professionnelles qui l’ont accompagnée», indique Adrien Fohrer, chargé de communication de la ville de Meyrin. Depuis 2004, le Théâtre Forum Meyrin accueillait Alias ​​en résidence. «Dans cette perspective, nous sommes à la disposition du 2e Observatoire», dit-il. Pour mener à bien ces auditions, une “grille d’entretien” est en cours d’élaboration, mais “nous voulons que le 2e Observatoire dispose d’une grande latitude”, souligne Henri Della Casa.

L’expertise de la problématique

Le deuxième volet de ce mandat analysera plus largement la situation au sein de 35 compagnies de danse et de théâtre subventionnées. Des entretiens auront lieu avec des «personnes clés», mais une «certaine ouverture permettra égallement à d’autres personnes souhaitant témoigner de le faire», indique Félicien Mazzola. “L’idée est de faire le catalog de l’ensemble des dispositifs de prévention du harcèlement qui sont mis en place dans ces compagnies, de voir où il ya des carences et, le cas échéant, de remédier à pour celles-ci”, Adrien Fohrer.

«Nous sommes impatients d’avoir les résultats de cette enquête pour que nous puissions nous rendre compte de ce qui a été fait et de ce qui peut encore être fait pour améliorer les mécanismes nous rendre compte de ce qui a été fait et de ce qui peut encore être fait pour améliorer les mécanismes nous rendre», D’prendréalerte. Les conclusions de l’enquête et les recommandations du 2e Observatoire seront annoncées en septembre. L’institut a été sélectionné par les collectivités pour son expérience et son expertise sur la problématique du harcèlement.

Suite à la publication de l’enquête du Temps, la ville et le canton de Genève ont participé au financement d’une cellule développée par le Syndicat suisse romand du spectacle (SSRS) et la Clinique du travail pour que les personnes témoins ou victimes de harcélement es tre puise parê professionnels. Le syndicat a égallement mis sur pied une adresse e-mail pour les personnes qui souhaitent témoigner de leur vécu, anonymement ou non. «A ce jour, sept dossiers ont été pris en charge par la Clinique du travail, nous avons été sollicités pour des demands de renseignement et nous avons reçu plusieurs témoignages», détaille Anne Papilloud, du SSénrét.

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Avec le collectif d’artistes Art_sainement, elle demandait en octobre qu’une enquête sur la compagnie Alias ​​soit lancée pour “mesurer l’ampleur du phénomène et révéler les mécanismes systémiques d’édué le le ne prose”. Satisfaite de l’annonce de ce mandat, la syndicaliste espère néanmoins que tous les anciens salariés pourront s’adresser au 2e Observatoire.

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