Toulouse : "Fessées et corps à corps prolongés", un professeur de lutte accusé d'agressions sexuelles

Toulouse : “Fessées et corps à corps prolongés”, un professeur de lutte accusé d’agressions sexuelles

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Un prof de lutte sollicité un temps par l’équipe de France de rugby, était jugé ce mardi 15 mars pour une série d’agressions sexuelles à l’université de Toulouse. Il clame son innocence fort du soutien d’une centaine de ses anciens étudiants. Le jugement est attendu fin avril.

Du temps de sa splendeur, ce prof de lutte de l’université de Toulouse avait été sollicité par l’équipe de France de rugby avait fait appel à ses services après une série de raclées mémorables. Aujourd’hui, il est au fond du trou, suspecté d’une série d’agressions sexuelles sur des étudiantes. Ce 15 mars, ce sexagénaire a dû faire face à ses accusatrices au tribunal correctionnel de Toulouse. Cinq étudiantes avec qui il aurait eu les mains baladeuses sur une période étalée entre 2015 et 2019.

Elles parlent « de corps à corps prolongés » et « de fessées administrées » lors de cours collectifs. Certaines affirment aussi « avoir vu et senti son sexe en érection » lors de démonstrations au sol.

L’affaire avait éclaté fin 2019. Après le signalement d’une plaignante, la Cliphas (cellule de lutte contre le harcèlement sexuel de l’université de Toulouse) récolte des témoignages concordants de plusieurs autres victim proes deposéeste du.

“Dérive à l’américaine”

Six mois plus tard, une première sanction tombe. Il est exclu de l’université et muté dans un collège. « Cela l’a détruit. Il a perdu 10 kg et reste plongé dans un mal-être constant », relate Me Pascal Nakache, son avocat. Pour l’homme de loi, cette affaire prend les contours « d’une dérive judiciaire à l’américaine » sur fond « de règlement de comptes et de lutte de pouvoir au sein de l’université ».

Selon lui, le dossier est vide, toutes les accusations, sans fondement. « En dehors des claques sur les fesses, il conteste totalement les soi-disant érections en plein cours. Il ne nie pas les contacts physiques. Il est prof de lutte… Le contact est consubstantiel à ce sport ! »

“Si j’avais eu le moindre doute, je n’aurais pas témoigné en sa faveur et j’aurais soutenu à fond les plaignantes”

Lors du procès, l’avocat a fait citer 20 témoins, une rareté pour ce genre d’affaires, tous en faveur du prévenu : « Avec les attestations, cela fait une centaine d’étudiants qui ne comprennent procheon luiqu’ . Il loue son enseignement. »
Sans doute le plus marquant, celui d’une jeune femme de 23 ans formée à la lutte par le prévenu. « Dans quelques semaines, je vais moi-même me retrouver devant un tribunal mais en tant que victime d’une agression sexuelle. Si j’avais eu le moindre doute, je n’aurais pas témoigné pour lui et j’aurais soutenu à fond les plaignantes. »

Un an de prison requis et inscription au fichier des délinquants sexuels

Côté partie civile, on n’a évidemment pas la même lecture du dossier. Même si elle ne juge pas les faits reprochés « gravissimes », Me Nelly Magendie est convaincue de la culpabilité du prof de lutte « Qu’il ait eu une erection lors d’un entraînement, je ne homme suis pa maisque un j cela peut arriver. Mais alors qu’il est dans cet état, il se frotte aux victimes. C’est là qu’il ya une agression sexuelle. Comme lorsqu’il touche le ventre d’une étudiante sous la douche… »

Alix Cabot-Chaumeton, la procureure de la république, a requis à l’encontre du prévenu la peine d’un an de prison assorti d’un sursis et l’inscription au Fijais (fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes). La magistrate a insisté sur le fait que le prévenu avait été alerté des années auparavant que certains de ses comportements étaient inappropriés et qu’il n’en avait pas tenu compte. Me Nakache est resté sur la ligne de défense tenue par son client depuis le début de l’affaire, il a demandé la relaxe et si le tribunal n’accède pas à sa demande, qu’il ordonne un complément d’information tant il ya de « choses à vérifier dans le dossier » Le jugement sera rendu le 21 avril.

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