Test Xiaomi 12 Pro : un fleuron ambitieux

Test Xiaomi 12 Pro : un fleuron ambitieux

Le nouveau haut de gamme de Xiaomi ne propose pas le module principal de 108 megapixels que l’on serait en doit d’attendre. On trouve à la place un capteur de 50 mégapixels, le Sony IMX 707 dont c’est la première apparition. Deux autres modules de 50 mégapixels complètent le principal: un ultra grand-angle et un téléobjectif 2x.

Avec un tel alignment, le Xiaomi 12 Pro affiche clairement ses ambitions sur le terrain de la photographie mobile. Chose rare, il permet de capturer en pleine définition (50 mégapixels) avec les trois capteurs, ce qui fait que tous les clichés sont capturés en 12,5 pixels grâce au procédé du pixel-binning.

Module principal : 50 mégapixels, f/1,9, eq. 24 mm



Huawei P50 Pro (12.5 Mpx, ISO 64, 1/100 s)


Xiaomi 12 Pro (12.5 Mpx, eq. 24 mm, f/1,9, ISO 68, 1/100 s)

Le Xiaomi 12 Pro ne tient pas tête au Huawei P50 Pro. Son cliché est beaucoup moins détaillé, avec une colorimétrie qui tire légèrement vers le rouge. Le P50 Pro offre une image plus naturelle, avec beaucoup plus de piqué et de contraste.



Huawei P50 Pro (12.5 Mpx, ISO 2000, 1/12 s)


Xiaomi 12 Pro (12.5 Mpx, eq. 24 mm, f/1,9, ISO 3608, 1/20 s)

De nuit, notre préférence va au smartphone de Xiaomi. La photo est mieux exposée, offre plus de contraste et lisse un peu moins que celle de Huawei.

Mode 50 megapixels



Xiaomi 12 Pro (50 mégapixels, crop 100 %)


Xiaomi 12 Pro (12.5 mégapixels, crop 100%)

Sur une photo de jour, la différence entre le mode par défaut et la pleine définition ne saute pas aux yeux. En 50 megapixels, le 12 Pro propose plus de tails sur certain parties de la scène. Il lisse néanmoins un peu plus qu’en 12,5 mégapixels. Comme espéré, la colorimétrie reste identique.



Xiaomi 12 Pro (50 mégapixels, crop 100 %)


Xiaomi 12 Pro (12.5 mégapixels, crop 100%)

De nuit, il ya plus de choses à dire. L’exposition est largement moins bonne et nous notons la présence d’aspérités au niveau du morceau de carte (les fameux bords blancs). Beaucoup de détails sont perdus et le lissage devient très marqué.

Mode nuit



Xiaomi 12 Pro (mode nuit)


Xiaomi 12 Pro (nuit)

Le mode nuit offre un bon résultat par rapport au “simple” cliché capturé en basse luminosité. Avec un temps de pose plus long, le smartphone parvient à proposing une image mieux expée, vec un meilleur piqué. Le contraste est égallement meilleur. Toutefois, la montée en sensibilité couvre le fond noir de bruit numérique. Si le Xiaomi 12 Pro est loin de ce que parvient à offrir un Pixel 6, il ne démérite pas pour autant.

Module ultra grand-angle : 50 mégapixels, f/2,2



Huawei P50 Pro (13 Mpx, éq. 13 mm, f/2,2, ISO 100, 1/120 s)


Xiaomi 12 Pro (12.5 Mpx, eq. 14 mm, f/2,2, ISO 167, 1/50 s)

L’ultra grand-angle de jour est lui aussi plus agréable à l’œil avec le Huawei P50 Pro. L’exposition est meilleure, tout comme la finesse des détails. Le cliché du Xiaomi 12 Pro est très fortement lissé et affiche une colorimétrie hasardeuse. Il manque de détails et force le contraste à certains endroits alors qu’il n’y en a pas spécialement besoin.



Huawei P50 Pro (13 Mpx, éq.13 mm, f/2,2, ISO 1600, 1/15 s)


Xiaomi 12 Pro (12.5 Mpx, eq. 14 mm, f/2,2, ISO 5401, 1/15 s)

De nuit, aucun des deux smartphones de donne réellement satisfaction. Mais le Xiaomi 12 Pro se démarque par sa meilleure exposition, malgré le bruit numérique qui couvre l’entièreté de la scène et cache les détails. La photo du P50 Pro, quant à elle, est jaune, lissée et moins détaillée que celle de son concurrent.

Téléobjectif 2x : 50 mégapixels, f/1,9



Huawei P50 Pro (16 Mpx, ISO 200, 1/60 s)


Xiaomi 12 Pro (12.5 Mpx, eq. 48 mm, f/1,9, ISO 237, 1/100 s)

Au téléobjectif, le constat de jour est le même qu’avec les deux autres modules. Avec son zoom 2x, le Xiaomi 12 Pro ne peut rivaliser avec le zoom 3,5x du P50 Pro. Manque de piqué, de netteté et exposition moins bonne sont à noter. Le cliché du 12 Pro est loin d’être catastrophique pour autant.



Huawei P50 Pro (16 Mpx, ISO 3200, 1/17 s)


Xiaomi 12 Pro (12.5 Mpx, eq. 48 mm, f/1,9, ISO 6400, 1/15 s)

En basse luminosité, le Xiaomi 12 Pro tente de préserver la neutralité des couleurs, ce qui n’est pas le cas du P50 Pro qui tire sur le jaunâtre, comme avec l’ultra grand-angle. Le modèle de Huawei mise tout sur le contraste pour tenter de délivrer un cliché à peu près exploitable, tandis que notre 12 Pro voit son image fortement lissée par le traitement logiciel.

Module frontal, mode portrait et vidéo

À l’avant, le Xiaomi 12 Pro intègre un capteur de 32 mégapixels. Les selfies sont assez bien détaillés, mais nous avons remarqué une piteuse gestion de la balance des blancs, ce qui donne une colorimétrie assez étrange, et cela, même lorsque les conditions lumineuses sont bonnes.

Le mode portrait est plutôt bon dans le sens où le détourage s’est révélé quasiment parfait à chaque essai sur un sujet, que ce soit avec le module frontal ou bien avec le module grand-angle. Ce mode dispose d’un flou d’arrière-plan réglable ainsi que d’une option “corps complet” permettant de capturer la photo d’un sujet entier. Avec cette fonction, le 12 Pro bascule sur le module principal, tandis qu’en mode portrait “classique”, il passe automatique sur le téléobjectif 2x.

En vidéo, le 12 Pro est capable de filmer jusqu’en 8K à 24 i/s, et en 4K à 60 i/s. Le smartphone est également compatible HDR10+. À l’avant, les capacités vidéo sont limitsées à du 1080p à 60 i/s.

Leave a Comment

Your email address will not be published.