L'idée du retour d'un Grand Prix de Formule 1 à Magny-Cours relancée

L’idée du retour d’un Grand Prix de Formule 1 à Magny-Cours relancée

Pourrait-on voir un deuxième Grand Prix de Formule 1 en France dans un futur proche ? Le sujet est en tout cas lancé. Dans un entretien accordé à Motorsport.comle maire de la ville de Nevers, Denis Thuriot, a révélé oeuvrer pour un retour du circuit de Magny-Cours dans le calendrier de la F1. « Nous avons racheté à peu près 15% des actions de la société d’exploitation du circuit, donc je suis association à la gouvernance. J’essaie effectivement de faire revenir un Grand Prix de Formule 1 à Nevers, car nous sommes un circuit de F1, nous avons à nouveau l’homologation pour cinq ans. »

Grand Prix de France ou Grand Prix d’Europe ?

Actuellement, le Grand Prix de France se déroule sur circuit Paul-Ricard du Castellet, dans le Var. Mais le contrat liant la Formule 1 au Grand Prix de France arrive bientôt à son terme. Pour Denis Thuriot, cela ouvre une possibilité de coopérer avec les organisateurs. « L’idée que j’ai proposée à Christian Estrosi et Renaud Muselier, c’est de le faire un an sur deux après leur période de cinq ans […] Il faut voir si, diplomatiquement, on peut se mettre d’accord sur une candidature qui soit l’alternance pour chacun. » Une alternance Magny-Cours / Paul-Ricard pour réduire les coûts, une idée déjà appliquée dans les années 2000 en Allemagne, entre le Nürburgring et le Hockenheimring.

Autre possibilité : organiser un Grand Prix d’Europe, absent du calendrier depuis 2016. « J’essaie de récupérer la F1, et on s’est d’ailleurs positionné l’an passé à la suite de l’annulation du Grand Prix de Turquie. Là, je me dis que l’on a peut-être une carte à jouer, y compris avec l’annulation du Grand Prix de Russie pour, pourquoi pas, régénérer un Grand Prix d’Europe », révèle Denis Thuriot. Alors que la France est actuellement à la présidence du Conseil de l’Union Européenne, l’idée prend du sens.

Le circuit a d’ailleurs engagé des travaux de restauration et de modernisation en 2020 pour conserver le niveau FIA Grade 1, nécessaire pour accueillir la Formule 1. Depuis le dernier passage de la discipline en 2008, le circuit aussi amélioré son accessibilité, avec une autoroute pour accéder directement au tracé.

« On peut lier les amoureux du sport auto aux amoureux de la nature, ce n’est absolument pas contradictoire. »

Denis Thuriot, maire de Nevers

Autrefois critiquée pour sa situation géographique, la localité de Magny-Cours pourrait désormais représenter un avantage écologique selon Denis Thuriot. « On est au milieu des vaches charolaises, c’est ce qui ne plaisait pas à Bernie Ecclestone. Mais aujourd’hui on s’intéresse plus à la nature, on a un circuit en pleine nature, comme on a le Castellet en pleine montagne. On peut lier les amoureux du sport auto aux amoureux de la nature, ce n’est absolument pas contradictoire. »

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Le circuit de Nevers Magny-Cours a accueilli le Grand Prix de France à 18 reprises entre 1991 et 2008.

Alors, verrons-nous bientôt les Formule 1 limer le bitume bourguignon ? Si le projet est alléchant, il faudra cependant encore franchir plusieurs étapes, à commencer par la question financière. « Aujourd’hui, un Grand Prix de Formule 1, ça coûte aux collectivités. Ça a toujours coûté, simplement on n’a plus les mêmes latitudes pour combler les trous et on ne remplit plus comme avant. On a 150 000 places ici, on ne les remplira pas. » Affaire à suivre, donc.

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