Test de Have a Nice Death on PC par jeuxvideo.com

Test de Have a Nice Death on PC par jeuxvideo.com

Nouveau rogue-lite dans la veine des sensations Dead Cells et Hades, Have a Nice Death promet de longues heures d’extase et de morts en série.

Après avoir conté l’odyssée toute en plateformes d’Unruly Heroes en 2019, les Montpelliérains de Magic Design Studios ont façonné une expérience plus exigeante cette fois : Have a Nice Death, remarqué dans la nuée de présentshows des niers du faites Game Awards. Ce rogue-lite aux bons airs de Dead Cells nous fait voyager six pieds sous terre pour y rencontrer la Mort en personne, PDG de la multinationale Death Incorporated en charge du traitement des âmes. Face à une situation de crise qu’on lui somme de régler, la Faucheuse est au bord du burnout.

Acces anticipé:

Have a Nice Death est pour le moment disponible en accès anticipé pour une durée d’environ un an. Voici l’état de la version actuelle, comme indiqué par les développeurs sur Steam : “De nombreux systèmes sont en place, tout ce dont nous avons besoin est de temps pour créer davantage de contenu. À l’heure actuelle, le ressenti du jeu correspond à ce que nous souhaitons pour le lancement. Plusieurs mondes seront disponibles, chacun ayant son boss (Fléau) et ses sbires respectifs, ainsi que des PNJ hilarants, mais nous souhaitons étoffer la variété et les différences entre chaque tentative setro guedan un guedan il. Cela signifie une plus grande diversité de contenu en ce qui concerne les mondes et leur boss.”

Rogue-lite exigeant et bonnes sensations

À la surface de la Terre, les cadres dirigeants de Death Incorporated n’en font plus qu’à leur tête. Alors avant qu’il ne succombe à une véritable crise de nerfs, la Mort va devoir rappeler à ces employés indisciplinés baptisés Fléaux qui est le patron en usant de la manière forte (en usant du meurtre, donc). Muni de sa fidèle faux, il est décidé à arpenter quatre départements de la boîte incluant celui de la Pollution ou celui des Maladies dont les couloirs grouillent de sbires à la botte de leur fainéant manager. Pas franchement robustes même au sein des arènes dans lesquelles ils vous coincent sans cesse, ils seront défaits sans trop de mal. Aussi, bien qu’ils lâchent quelques consommables utiles en trépassant, libre à vous de les ignorer grassement pour filer vers votre véritable objectif : Le Fleau de chaque service qui flâne tranquillement sur son bureau, pieds sur la table. Voilà le pilier du jeu et ce qui en fait toute son exigence.

L’implacable Brad comme le flasque M. George Güdron ont plusieurs flèches à leur arc ; attendez par la des compétences et forms variées qui vous déstabiliseront très certainement lors de vos premières runs. Les attaques sont facilement lisibles, mais les erreurs sont fatales. Heureusement la Mort ne meurt pas, mais n’échappe pas à un terrible burn out qui la renvoie directement sur son gigantesque fauteuil de bureau, non sans une once d’agacement. Comme tout bon rogue-lite, Have a Nice Death s’apprend, se maîtrise, laisse échapper quelques lamentations qui se transformeront plus tard en cris de victoire. Les sensations sur le terrain sont franchement excellentes, suffisamment pour vous y faire allégrement revenir après quelques heures de répit. En l’état, les quatre mondes du jeu profitent d’une durée de vie très correcte, allant de 6 à 10 heures pour une traversée complète selon le niveau.

Dix minutes pour terrasser ce glandeur de Brad


Attaques, sorts et hasard

En dehors de sa faux, la Mort peut se munir de deux sorts principaux rechargés automatiquement par une jauge de Mana. Côté coups, elle est équipée d’un saut, d’un dash, et d’une attaque chargée capable d’écraser ce qui se trouve en dessous. Un assaut de Rage lui permet enfin d’asséner quelques offensives massacrantes. Les affrontements requièrent continuellement des mouvements aériens, facils à manœuvrer pour ce héros parfaitement agile. La price en main est vraiment agréable. En revanche, malgré un bref tutoriel en début de partie ainsi qu’un petit glossaire, l’ensemble des systèmes manque parfois de clarté ; il vous faudra l’étudier patiemment pour parfaitement l’intégrer.

Quand la Mort est de retour à la case départ, elle doit repartir à la chasse avec son équipement de base. En hommage au fantastique Dead Cells, son bureau abrite un immense tableau qui répertorie l’ensemble des sorts débloqués en cours de route et que vous aurez la possibilité de retrouver aléatoirement au détour du bon couloir. Et au gré de votre progression, l’aventure s’ouvre sur d’excellentes possibilités de build. À vous de choisir votre style d’attaque favori, tout en retenant que certains sbires s’appréhendent bien mieux à distance. Sur la trentaine d’équipements disponibles, certains accessoires font tout de même pâle figure face à d’autres, plus robustes. Un déséquilibre qui vous fera naturellement vite préférer certaines runs à d’autres. Mais la chance fait indéniablement le charme de Have a Nice Death. À la manière de son confrère Hades, à chaque ascenseur pénétré, vous avez le choix du prochain étage généré de façon procédurale. Le local technique est le lieu idéal pour votre faux, la salle des équipements regorge de nouveaux sorts et le magasin vous proposera quelques accessoires indispensables. Vous pouvez aussi vous mesurer à quatre mini-boss avant l’ultime affrontement. Cette place faite au hasard consistue dès lors un paramètre excellent pour le theorycraft, capable de briser la linéarité qui peut faire défaut au parcours. Car ici les étages se traversent vite machinalement et il est difficile de s’y perdre tant les espaces sont restreints. En ce sens, l’exploration manque parfois d’être vraiment récompensée, que ce soit en petites découvertes ou en collectibles.

M. George Güdron reçoit une bonne correction


Direction artistique sublime et ton mordant

En dépit de l’étroitesse des bureaux de Death Inc., leurs panoramas cartoonesques restent absolument délicieux à parcourir. Seul reproche possible: leur style monochrome qui accuse un manque évident de dépaysement entre chaque étage. La 2D n’en reste pas moins superbe, drapée de jolis effets de lumière et d’animations absolument jouissives. Enfin le ton résolument léger du titre constitue un autre plaisir ; Le jeu ne souhaite pas s’embarrasser de lourdeurs scénaristiques et vous assène plutôt de courts dialogues anecdotiques parfois tordants. L’humour, très français, est cohérent avec l’univers dessiné. Aussi aurez vous toujours le sourire aux lèvres en croisant Pump Quinn, votre stagiaire et assistant personnel dévoué au design adorable.

Have a Nice Death : Entre Dead Cells et Hades, la nouvelle révélation rogue-lite

Conclusion

Points forts

  • Des sensations excellentes pour des combats dynamiques
  • Une très bonne maniabilité
  • D’excellentes possibilités de build
  • Des animations vraiment réussies
  • Un jolie direction artistique
  • Une bonne durée de vie pour un accès anticipé

Points faibles

  • Une exploration trop restreinte
  • Des systèmes qui peuvent manquer de claté

Vraiment beau, fun, léger mais aussi exigeant et déjà assez complet, Have a Nice Death dispose en l’état d’une expérience à ne pas louper pour les amateurs de rogue-lite. Gratifié d’une bonne maniabilité, d’une généreuse palette d’attaques et de superbes animations, il est de ces jeux dont on s’entiche facilement pour ses excellentes sensations. On lui pardonne donc facilement son exploration limitée et ses quelques soucis de claté.

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Par TiraxaJournaliste jeuxvideo.com

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