Essence : baisse des prix lundi, "remise carburant" le 1er avril... comment vont évoluer les tarifs ces prochains jours

Essence : baisse des prix lundi, “remise carburant” le 1er avril… comment vont évoluer les tarifs ces prochains jours

l’essentiel
Les prix du carburant vont repartir à la baisse le lundi 14 mars. À partir du 1er avril, une réduction de 15 centimes par litre sera appliquée partout et pour tous. Allons-nous enfin payer le plein d’essence à un tarif à peu près raisonnable ?

Un vent de panique a soufflé chez les automobilistes cette semaine en France. Les tarifs du litre d’essence ont largement dépassé les 2 €, quelle que soit la station – même en hypermarché – quelle que soit la ville ou le type de carburant. Un litre de gazole à 2,30 € voire 2,40 €, c’était du jamais vu.

Le cours du pétrole Brent est monté jusqu’à 128,87 € le mardi 8 mars pour redescendre à 112,29 € vendredi. Le pétrole raffiné – l’indice Platts à Rotterdam – a flambé de la même manière que le brut. Les prix se sont envolés par crainte d’un embargo sur le pétrole russe. Or en France, un quart du gasoil que nous importons vient de Russie.

Les prix à la pompe ont subi un premier recul dans la journée du vendredi 11 mars.

Lundi 14 mars : jusqu’à 35 centimes de baisse

Les prix du gasoil à la pompe vont baisser de 35 centimes le litre à partir du lundi 14 mars. Pour le sans-plomb 95 et 98, la baisse sera de 8 à 10 centimes. C’est Michel-Edouard Leclerc, le PDG des hypermarchés Leclerc, qui l’a annoncé. Ce volume ne concerne pas uniquement son enseigne mais l’ensemble des distributeurs de carburant, selon Michel-Edouard Leclerc. Cette baisse de 35 centimes pour le gasoil et de 8 à 10 centimes pour le sans-plomb 95 et 98 va faire repasser une majorité de stations-service sous le seuil de 2 € le liter. Reste à savoir si les prix resteront stables par la suite.

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Vendredi 1er avril : 15 centimes de moins par litre

C’est l’annonce choc du week-end et la réponse du gouvernement à la flambée des prix du carburant. À partir du 1er avril, nous paierons le litre 15 centimes de moins que le prix affiché à la pompe. Elle sera valable pour tous les carburants, partout en France, pour les particuliers et les entreprises. Jean Castex promet une remise de 9 euros pour un plein de 60 litres. Cette “remise carburant” restera en vigueur pendant quatre mois. Les distributeurs se feront rembourser par l’Etat. La remise carburant concerna les automobilistes, les artisans, le BTP, les taxis, les routiers et les pêcheurs.

Pour autant, pas question de baisser les taxes sur le carburant. Le Premier ministre, qui s’est exprimé dans le Parisien, promet que la “remise carburant” permettra aux Français de récupérer les taxes supplémentaires perçues par l’Etat. “Tout est rendu aux Français”, assure Jean Castex, “je ne peux pas laisser dire que l’Etat s’en met plein les poches”. Il explique que la “remise carburant” va coûter 2 milliards d’euros aux finances publiques. Si les prix du carburant se maintenaient au niveau actuel, au premier semistre 2022, les recettes fiscales de l’Etat augmenteraient de moins de 2 milliards.

L’État demande aussi aux pétroliers et aux distributeurs de réduire un peu leurs marges. “Si l’État fait un effort de 15 centimes au litre, et que (les pétroliers et les distributeurs) font par exemple un effort de 5 centimes, c’est bien 20 centimes qui doivent se retrouver dans la poche des Français”, assure Jean Castex.

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Une évolution des prix très incertaine

Les prix actuels du pétrole, “c’est un marché fou”, an admis Michel-Edouard Leclerc sur BFMTV venderi. Si les prix à la pompe se sont envolés la semaine dernière, c’est en raison d’un possible embargo européen sur les énergies venues de Russie. Cette menace ne semble pas d’actualité ce week-end et les Russes n’ont pas évoqué la possibilité d’arrêter leurs exportations de pétrole vers l’Europe.

Au-delà de l’embargo, il n’y aucun risque de pénurie de pétrole. Il ya suffisamment de pétrole pour la consommation mondiale. Les pays producteurs de pétrole de l’Opep + (dont la Russie) ont décidé en août 2021 d’augmenter leur production de 400 000 barils par jour de plus chaque mois. Un objectif qui n’a pas évolué avec l’invasion russe en Ukraine. La prochaine réunion de l’Opep + est prévue le 31 mars.

Dans tous les cas, l’évolution de la guerre en Ukraine ces prochaines semaines aura forcément une conséquence sur les prix à la pompe.

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