"Je m'approche de la perfection", assure Quentin Fillon Maillet, vainqueur du classement général

“Je m’approche de la perfection”, assure Quentin Fillon Maillet, vainqueur du classement général

Deuxième de la mass start d’Otepää, samedi 12 mars, Quentin Fillon Maillet a ajouté le gros globe de cristal en plus de ses deux médailles d’or olympiques remportées à Pékin. Vainqueur de la Coupe du monde pour la première fois, tant par sa constance, que par ses performances rare au aussi haut niveau, “QFM” peut savourer.

Que vous inspire ce titre ?

Quentin Fillon Maillet : Cela paraît dingue de se dire qu’il reste encore trois courses individuelles et une étape, alors que j’ai déjà mathématiquement gagné le gros globe. Je ne sais pas si je réalise vraiment, mais c’est incroyable. Je suis un homme heureux en ce moment. C’est le biathlon que j’aime, je suis heureux de faire des courses comme ça. Il ya une belle atmosphère à Otepää et j’atteins mes objectifs.

Le gros globe, pour moi, c’est la chose la plus dure à atteindre sportivement. C’est la régularité sur quatre mois mais aussi la gestion de la fatigue avec les quatre mois de préparation avant. C’est le meilleur biathlète du monde qui est récompensé. Ça signifie beaucoup pour moi parce que j’ai toujours plus rêvé du gros globe que d’une médaille olympique qui se joue sur le moment, la fraîcheur et un peu de chance.

On vous a senti un peu déçu de ne pas avoir gagné la mass start…

Il y avait un peu de frustration. Pendant une course, je ne me demande pas où j’en suis au classement général ou au classement de la spécialité. Je suis vraiment dans la course et l’objectif est d’aller gagner.

“Mentalement, j’ai un peu changé ma façon d’aborder les courses après les Jeux. Je ne suis plus là pour aller chercher un podium mais pour gagner.”

Quentin Fillon Maillet, vainqueur de la Coupe du monde de biathlon

à l’AFP

Donc, aujourd’hui, il ya un petit goût d’amertume. Je fais une faute au premier tir debout qui m’enlève la victoire et il ya eu de petits problèmes de fartage. Mais j’ai quand même le sourire parce que j’ai joué devant, je ne suis vraiment pas loin de gagner, et je me suis fait réellement plaisir.

Avez-vous l’impression de sortir enfin de l’ombre encombrante de Martin Fourcade ?

Cela n’a pas toujours été facile d’être dans l’ombre de Martin dans le passé mais ça faisait partie de l’histoire. Sur les dernières saisons, je devis me faire une place. Martin était un athlète exceptionnel, et c’était plus que compréhensible vu tout ce qu’il a apporté au biathlon français. Il reste la référence mondiale.

Quentin Fillon Maillet savoure sa victoire lors de la poursuite de Kontiolahti (Finlande) et le gain du petit globe de la spécialité, le 6 mars 2022. (VESA MOILANEN / LEHTIKUVA / AFP)

Je ne souhaite pas me comparer à lui. Je souhaite tracer ma voie et je suis content de prendre la lumière avec les résultats que j’ai pu faire.

Esttimez-vous avoir atteint l’excellence cette saison ?

C’est ce que faisait Martin dans le passé : jouer devant, contrôler la course, être en maîtrise de tout ce qu’il fait. C’est ce que j’arrive à faire maintenant à ma manière. Je m’approche de la perfection et j’espère que je serai encore meilleur dans le futur. Il ya pas mal d’athlètes qui ont fait des saisons énormes et ont baissé après. J’espère que je continuerais à progresser et à m’améliorer pour faire d’aussi belles saisons parce que c’est juste excellent d’être devant quasiment à chaque course.

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