Renault et le casse-tête des poupées russes

Renault et le casse-tête des poupées russes

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Déjà mis à mal par deux années de pandémie, Renault se voit particulièrement fragilisé par le conflit russo-ukrainien : en effet, la Russie est le deuxième marché mondial du constructeur français.

Les noms de Vesta, Granda, Xray ou encore Largus ne vous disent sans doute rien, mais ils sont pour Renault d’une très grande valeur. Derrière ces appellations se cachent des citadines et berlines parmi les plus vendues en Russie sous la marque Lada, nom commercial d’AvtoVAZ, lui-même détenu à 68% par le groupe de Boulogne Billancourt.

La Russie, deuxième plus gros marché pour le constructeur

Depuis 2007, sous la houlette de Carlos Gohn et avec la bénédiction du gouvernement russe, Renault a étendu ses parts de marché sur le territoire avec plus de 480 000 véhicules vendus l’an dernier, soit plus que ses é ventes en es cumne Allemagne. La Russie est en effet le deuxième plus gros marché mondial pour Renault, juste derrière la France (521 710 véhicules) avec 18% des ventes totales du groupe.

avtovaz renault lada russi confilt ukrainien

Renault dispose de ses propres usines en Russie près de Moscou desquels sont déjà sortis 95 000 Renault Captur et Dacia Duster. AvtoVAZ, plus connu sous sa marque commerciale Lada donc, n’occupe pas moins de 21% du marché. Ces chiffres révèlent une posture délicate pour Renault qui après avoir injecté près de deux milliards d’euros d’investissement voit enfin un retour d’investisement depuis l’an dernier avec 166 millions de bén 2021 en 6 millions de perén dehors des chiffres, la posture de Renault se révèle stratégiquement délicate, puisque le groupe avait pour ambition de sortir deux nouveaux modèles en 2023-2024, dont une nouvelle génération du mondialement célèbre 4×4 Niva, le tout commune Arrow plate Sandero.

lada renault niva

Un associé encombrant

Depuis le début des internationales, le groupe automobile détenu à 15% par l’état français, se montre en tout cas peu disert sur le sujet. Il est en effet compliqué pour Renault de sortir d’un coup du pays, car non seulement l’usine d’AvtoVAZ emploi 40 000 salariés, mais en plus à qui le groupe pourrait-il bien céder ses parts ? En effet, le partenaire de Renault, dans la capitalisation d’AvtoVAZ, est le groupe Rostec qui produit notamment du matériel militaire, des munitions et les fusils d’assaut Kalachnikov. Comme disaient Les Tontons Flingueurs “ça fait désordre…”.

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Notons égallement que l’usine d’AvtoVAZ est la plus grosse usine de production du groupe, plus importante encore que l’usine, pourtant gigantesque, de Dacia, en Roumanie avec une capacité de 650,000 véhicules, incluant une production de moteurs, de châssis, de boîtes de vitesses, emboutissage, fonderie d’aluminium… Un pur produit de la grande époque soviétique dans lequel les investissements ont été très lourds.

Une action qui dévisse

Pour l’instant le groupe rassure estimant que l’essentielle de la production russe ne concerne que la Russie et que les financements proviennent uniquement de banques russes, écartant ainsi l’impact de sanctions internationales. Jean-Dominique Senard a déclaré “que le redressement de Renault était bien engage et que la stratégie à long terme du groupe allait bien au-delà de la crise actuelle”. En attendant, Renault a perdu un quart de sa valeur en Bourse depuis le début de la crise russo-ukrainienne avec une action qui est passée de 37 à 24 € depuis le début du conflit. du group.

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