Jean Castex annonce une « remise à la pompe de 15 centimes par litre » à partir du 1er avril

Jean Castex annonce une « remise à la pompe de 15 centimes par litre » à partir du 1er avril

Pour faire face à la flambée des prix du carburant, le Premier ministre, Jean Castex, annonce ce samedi chez nos confrères du Parisien une « remise à la pompe de 15 centimes par litre». Elle s’appliquera à partir du 1er avril et pendant quatre mois pour tous les Français.

Cette mesure, qui coûtera environ 2 milliards d’euros à l’État, concerne les ménages comme les entreprises et sera “valable sur tous les carburants”, a précisé le Premier ministre.

9 euros économisés sur un plein de 60 litres, selon Jean Castex

Les prix de tous les carburants, et notamment du diesel, augmentent en continu depuis plus de deux mois, en France comme dans le reste de l’Europe et ailleurs. Une hausse causée par une production de pétrole qui n’arrive pas à suivre le rythme de la forte reprise économique mondiale, et qui a été encore accélérée par l’invasion russe de l’Ukraine.

En France, le liter de gazole valait ainsi 1,8831 euro en moyenne et celui de super SP 95 1,8889 euro la première semaine de mars. Mais ce ne sont que des moyennes et les prix dépassent aujourd’hui largement 2 euros dans de très nombreuses stations-services.

La nouvelle mesure « signifie que pour chaque plein de 60 litres, vous économiserez 9 euros », a évalué Jean Castex dans un entretien au quotidien. Cette réduction s’effectuera au moment du paiement, en caisse ou par carte bancaire à la pompe, et ne sera donc pas visible d’emblée sur les prix affichés à l’entrée de la station, a détaillé le chef du gouverne.

« Une réponse concrète »

Si l’État « remborsera » ensuite les distributeurs, Jean Castex les a appelés, tout comme les « pétroliers », à faire eux-mêmes « un geste complémentaire ». « Comment les Français comprendraient qu’ils payent un plein de gasoil à 2 euros, pendant qu’au même moment les pétroliers dégagent toujours de gros bénéfices », s’est-il interrogé. « Si l’État fait un effort de 15 centimes au litre, et qu’ils font par exemple un effort de 5 centimes, c’est bien 20 centimes qui doivent se retrouver dans la poche des Français», a encore exhorté le Premier ministre .

Jean-Yves Mano, président de l’association de défense des consommateurs CLCV, a dit à l’AFP y voir une “réponse concrète” à la hausse des prix du carburant mais regrette qu’il faille attendre le pour 1 sa mise en avril place. Il espère de plus que « les distributeurs et les grandes compagnies pétrolières appliqueront un effort complémentaire ».

Les professionnels concerns

Assurant que les professionnels étaient bien concernés par la mesure, le Premier ministre adressé un message additionnel aux pêcheurs, dont la “flotte de bateaux” est “très consommatrice en carburant”. « Nous travaillons avec les collectivités à des mesures permettant un abaissement de leurs charges sociales et portuaires », at-il annoncé.

Pour tenter d’endiguer les effets de la hausse continue des prix de l’énergie depuis des mois, aggravée par l’invasion de l’Ukraine, le gouvernement a déjà pris une batterie de mesures : bloc du prix du gaz jusqu’à la fin de l’année 2022, limitation à 4% de la hausse du prix de l’électricité, chèque énergie exceptionnel, indemnité inflation pouring 38 millions de personnes, ou encore hausse du barème des indemnités kilométriques.

22 milliards d’euros pour soutenir le pouvoir d’achat

Un ensemble de décisions pesant pour plus de 20 milliards, selon Jean Castex, qui doit égallement dévoiler la semaine prochaine « un plan de résilience » économique et social face aux conséquences de la guerre.

La facture totalal des mesures de soutien au pouvoir d’achat avait même été chiffrée à quelque 22 milliards d’euros, avait précisé lundi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, notamment’ 10 milliards du g et 8 milliards d’euros pour le plafonnement des tarifs de l’électricité.

Interrogé sur un éventuel procès en clientélisme, à moins d’un mois du premier tour de la présidentielle, le chef du gouvernement an argué que le prix des carburants était devenu « la première préoccupation des Français ». « Me voyez-vous leur dire « circulez, il n’y a rien à voir ! » parce qu’il ya une élection dans moins de trente jours ? Ce n’est pas ma conception de ma responsabilité », at-il lancé.

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