la guerre en Ukraine at-elle bon dos ?  #OnVousRépond

la guerre en Ukraine at-elle bon dos ? #OnVousRépond

La guerre en Ukraine at-elle bon dos pour expliquer l’augmentation du coût du carburant ? Comment la hausse s’explique-t-elle ? Quelles solutions sont envisagees pour pallier la flambée des prix ? Ce vendredi 11 mars, #OnVousRépond sur ce sujet qui préoccupe les internautes.

La hausse des prix du carburant fait débat parmi les internautes de France 3 Bourgogne. Vous êtes toujours nombreux à réagir à nos articles sur ce sujet. C’est donc un #OnVousRépond spécial que l’on vous propose ce vendridi 11 mars.

On le voit sur les réseaux sociaux : la colère gronde. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les prix du carburant ont explosé. La barre des deux euros le litre a été dépassée, partout en France, en ce début de mois de mars. Mais pour certains d’entre vous, le conflit ukrainien n’est qu’une excuse pour que l’État puisse remplir ses caisses.

Si le coût des carburants augmente, l’État va mécaniquement percevoir plus d’argent. Les taxes sur les produits pétroliers sont en effet proportionnelles.

Sauf que selon le ministère de l’Économie, l’argent perçu de la sorte aurait déjà été redistribué. Il aurait ainsi servi à financer les premières aides contre la flambée des prix de l’énergie, pour un coût estimé à 15 milliards d’euros.

Les raiisons sont nombreuses. La guerre en Ukraine est l’une d’elles. Ave la crainte d’un embargo sur les produits pétroliers russes, les acheteurs se sont redirigés vers les marchés d’Amérique du Nord et du Moyen-Orient. (Pour rappel, les trois plus gros producteurs mondiaux de pétrole sont les États-Unis, la Russie et l’Arabie Saoudite.)

Résultat : les prix des produits russes ont chuté, tandis que ceux des autres marchés ont grimpé. Il s’agit de la conséquence du jeu de l’offre et de la demande: plus la demande est importante et plus l’offre est faible, plus les prix augmentent. Et du fait de la reprise économique post-Covid-19, la demande est d’autant plus élevée.

Autre raison de l’explosion du coût du gasoil et essence : la perte de valeur de l’euro par rapport au dollar. Puisque le prix du baril de pétrole est fixé en dollars, plus le cours de la monnaie unique est élevé par rapport au billet vert, moins le baril sera cher pour les Européens. En revanche, plus la valeur de l’euro se rapproche de celle du dollar, plus le coût en Europe sera élevé.

De nombreux automobilistes demandent une baisse des taxes sur le carburant. C’est égallement le cas de certains candidats à l’élection présidentielle, comme Marine Le Pen (RN) ou Fabien Roussel (PCF), par exemple.

Cette solution semble exclue par le Gouvernement. Une réduction des taxes de 10 centimes engendrerait un manque à gagner de plusieurs milliards de dollars, pour un effet minime.

Des aides ciblees et “sectoriseessemblent privilégiées. Une nouvelle form de “chèque inflation” pourrait être mise en place pour les ménages contraints d’utiliser une voiture. Le Premier ministre, Jean Castex, devrait annoncer en ce sens un plan dit “de resilienced’ici la fin du mois de mars.

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