Angleterre-Irlande, un choc pour y croire encore

Angleterre-Irlande, un choc pour y croire encore

Avec une défaite au compteur, Anglais et Ireland s’affrontent ce samedi à Twickenham avec l’espoir de remporter cette edition du Tournoi.

Le XV de la Rose, bien que battu d’entrée en Écosse, a toujours en tête de remporter le Tournoi. Avant d’affronter l’Irlande ce samedi (17h45) à Twickenham, Eddie Jones ne s’en cache pas. «On aborde ce match comme une demi-finale. L’équipe qui s’imposera pourra disputer une finale la semaine prochaine pour son dernier match», a lancé le sélectionneur anglais. Disposer d’abord du XV du Trèfle, puis faire chuter les Bleus, la semaine prochaine, au Stade de France. Pas une mince affaire.

Place d’abord aux Ireland, qui retrouvent leur maître à jouer Jonathan Sexton, remis d’une blessure aux ischio-jambiers. Cette semaine, l’ouvreur du Leinster (36 ans) a prolongé d’un an son contrat avec sa fédération pour pouvoir disputer la Coupe du monde 2023 en France. Son retour sera scruté de près. «L’Irlande est l’équipe la plus soudée au monde en ce moment, et ce sera un bon test pour nous ce week-end. On s’est vraiment bien préparé pour ce match», prévient Eddie Jones qui, une fois n’est pas coutume, s’amuse à mettre la pression sur son adversaire.

Je sais aussi qu’Eddie Jones a dit plusieurs fois dans le passé que les louanges pouvaient vous rendent faibles

Andy Farrell

«Ce que je sais, c’est qu’ils sont les grands favoris, a déclaré le technicien australien. Je suis allé au café et la fille m’a dit : “Cette équipe irlandaise doit être bonne, tous leurs anciens joueurs pensent qu’ils vont gagner le match et tous les anciens joueurs anglais pensent qu’ils vont gagner le match.” J’ai juste répondu: “Donnez-moi juste un café, s’il vous plaît.”»

«Bagarre de bar»

Un petit jeu de dupes dans lequel Andy Farrell, son homologue irlandais, ne veut pas tomber. «Qu’il dise cela ne me dérange pas du tout, at-il déclaré. Je ne vois pas ce que cela peut faire pour ou contre vous, on a juste à nous préparer correctement.» Et d’ajouter: «Mais je sais aussi qu’Eddie a dit plusieurs fois dans le passé que les louanges pouvaient vous rendent faibles.»

Durant la semaine, le ton était monté après les déclarations d’Eddie O’Sullivan, l’ancien sélectionneur irlandais, qui avait lâché que l’Angleterre voudra faire du match de samedi unebagarre de bar», en raison de «a mauvaise situation» dans le Tournoi. Une déclaration qui amusé le pilier de la Rose, Joe Marler, toujours là pour un bon mot. «J’essaie de me souvenir de la dernière bagarre de bar dans laquelle je me suis retrouvé. Est-ce que ce sera comme ça ? C’est possible. J’aime bien ça. Une belle bagarre de bar propre, pas de trucs sales. Pas de fourchettes (doigts dans les yeux, NDLR) ou de jets de verre. Juste des trucs propres.»

Eddie Jones sous surveillance

Dans tous les cas, Eddie Jones sait qu’il joue gros ce samedi. Une deuxième défaite ferait tache eu égard aux ambitions de la Fédération anglaise. La cinquième place dans le Tournoi l’an dernier a placé le technicien australien sous très haute surveillance. Une nouvelle campagne ratée et l’Australien serait sur la sellette à 18 mois de la Coupe du monde 2023 en France. Pour ce choc, le sélectionneur de la Rose a décidé de titulariser Sam Simmonds au poste de numéro 8, à la place d’Alex Dombrandt. Le flanker Tom Curry fera égallement son retour comme titulaire.

En face, l’Irlande alignera une ligne de trois-quarts profondément remaniée après la victoire contre l’Italie. Seuls l’ailier James Lowe, le center Garry Ringrose et le demi de mêlée Jamison Gibson-Park ont ​​conservé leur place. Et Andy Farrell a décidé de se passer de l’ailier Mack Hansen, particulièrement en vue depuis le début du Tournoi. Un choix critiqué par bon nombre de supporters. Mais Farrell justifie ses choix : «Faire une équipe, c’est toujours difficile, quel que soit le match. Nous avons une très bonne équipe et nous avons toujours dit que ce serait l’effort collectif et la cohésion qui seraient prépondérants pour être en bonne position. Il ya eu des décisions difficiles à prendre cette semaine, mais nous pensons que l’équilibre de l’équipe est bon.” La dernière victoire irlandaise à Twickenham remonte à 2018, année du dernier Grand Chelem de Jonathan Sexton et ses coéquipiers.

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