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Festival du film sur les droits humains ce week-end à Genève

Festival du film sur les droits humains ce week-end à Genève

C’est sans doute un des plus grands festivals de films sur les droits de l’homme existant. Le FIFDH fête ses vingt ans en donnant une audience importante aux activists des quatre coins du monde. Jusqu’au 13 mars.

Avec 36 films présentés, 11 activists du monde entier sollicités, 20 débats, le FIFDH (festival du film et forum international sur les droits humains) qui fête sa vingtième année impressionne par l’énergie qu’il déploie la duie la vie dan . Et par le public très jeune qu’il réussit à mobiliser puisque 50% des participants ont moins de 30 ans. Concert (de Barbara Hendricks, marraine du festival), théâtre (avec Tiago Rodrigues), forums (sur les enfants de Daech que personne ne veut voir, la statuaire raciste dans un pays comme la Suisse qui n’a pas eu de colonies…) se succèdent ouvrant des questions essentielles. Faut-il en finir avec la coopération ? Comment le transhumanisme redéfinit les droits humains ? S’insurger et après ?

Pour un large public

Parmi les films certains sont grand public comme Hit the road de l’iranien Panah Panahi sur des parents qui conduisent leur fils sur la route éprouvante de l’exil comme si de rien n’était. Ou Good Madam de Jenna Cato bass qui raconte la quasi invisibilité des bonnes à tout faire en Afrique du Sud qui se transforment en quasi fantômes.

D’autres plus strictement documentaires montrent à quel point en Suisse la conscience critique est très aigüe. Comm Je suis noires sur le racisme systémique dans la confédération de Rachel m’Bon et Juliana Franjul. Dans la même catégorie le très étonnant Tout commence du réalisateur suisse Frédéric Choffat lequel a filmé ses enfants devenus très jeunes activists pour le climat avec un intérêt presque ethnographique pour le vocabulaire différent de cette dernière’génistération.d On regrettait juste des longueurs qui desservent un peu le propos passionnant. Des jeunes activist d’ailleurs présents au festival qui soulignaient l’urgence d’agir face à un avenir compromis et témoignaient aux côtés de dix autres activistes venus d’ailleurs. Comme Shirin Ebadi prix Nobel de la paix venue parler de la torture en Iran. Ou d’autres venus du Liban ou même du Texas… Les militants menacés se racontent sans détour et cette médiatisation accrue semble leur procurer un surcroit de protection.

Un lieu pour rencontrer des producteurs

Le FIFDH est aussi un moment de rencontre entre producteurs, diffuseurs, cinéastes, mécènes et ONG, une section professionnelle baptisée Impact days et réunissant cette année 900 professionnels venus de 70 pays. On peut souhaiter ainsi que le très beau dessin anime Ma family afghane de Michaela Pavlatova, récit d’une femme tchèque venue vivre chez son mari afghan, homme aimant et cultivé mais pris dans le cadre complexe de normes sociales écrasantes ne soit pas davantage distribuéé en France bien à Andevcy primé sort en France 2021 avril). Bref c’est un festival chambre d’écho. Peace for Nina de l’ukrainienne Zhanna Maksymenko–Dovhych est primée cette année à distance de Kiev encerclée. Le film est en pleine post-production malgré la guerre. C’est le récit du combat d’une mère de soldat pour faire reconnaître le meurtre de son fils comme crime de guerre.

Et une soirée supplémentaire a été consacrée à l’Ukraine pointant le non-sens de cette guerre dans le droit international et le droit humanitaire et montrant comment cette guerre a commencé depuis longtemps au Donbass avec le film The earth is blue as an orange de Iryna Tsilyk.

Prolonger le propos au Musée international de la Croix-Rouge

Il faut se rendre parallèlement au Musée international de la Croix Rouge et du Croissant rouge (www.redcrossmuseum.ch) qui est accolé au siège du CICR dans le quartier des organizations internationales que l’on gagnera d’ailleursit à visiter (B , HRW, OMC…). Une exposition temporaire “Un monde à guérir” y est présentée, éclairante sur la grammaire de la photographie humanitaire vue à travers les campagnes photographiques commandées par le CICR aux photographes de l’agence Magnum. Organisée par Pascal Hufschmid, historien de l’art et directeur du musée elle est en lien avec le propos du Festival. Mais elle peut se visiter après, jusqu’au 23 mars comme d’ailleurs ce musée qui est un des plus couru de geneve (150000 entrées annuelles en temps normal). Car la scénographie refaite en 2015 par trois architectes de trois pays différents (dont Shigeru Ban) est une réussite sous l’angle de la visibilité du propos.

Tout sur Geneve : WWW.GENEVE.COM

visuels : affiche et photo (c) FIFDH

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