Test Aspirateur-balai Dreame P10 : pas assez endurant

Test Aspirateur-balai Dreame P10 : pas assez endurant

Au sortir du carton, Le Dreame P10 n’est pas sans rappeler le Xiaomi G10, même si l’orange laisse la place à du bleu clair. On retrouve ce plastique blanc, certes un peu salissant mais très agréable au toucher, et des finitions propres. Les différents éléments s’emboîtent bien, les systèmes de blocage des pièces émettent un “clic” satisfaisant quand ils sont bien enclenchés. Même les plastiques transparents semblent de qualité. Les quelques rayures apparues à l’intérieur du collecteur suite à nos différents tests n’ont rien d’anormal par ailleurs.

En mode “aspirateur à main”, le Dreame P10 pèse 1,64 kg. Il est très légèrement plus lourd que les autres modèles de notre comparatif, mais sans que cela ne soit préjudiciable à une longue séance d’aspiration. Bien évidemment, pourvu de son tube et de sa tête d’aspiration, il gagne presque un kilogramme pour atteindre un poids de 2,62 kg. Encore une fois, même s’il est un peu moins léger que la majorité des modèles que nous avons pu tester jusqu’ici, il ne devrait pas peser trop vite sur le bras.

Bon point, les articulations qui relient la tête au tube sont extrêmement flexibles. Cela n’a l’air de rien, mais le Dreame P10 se montre très agile, même s’il n’atteint pas les performances de l’atypique Dyson Omni-glide dans ce domaine. Toujours est-il que nous n’avons jamais eu à subir de blocage de la tête ou de dérapages mal contrôlés malgré les virages plus que serrés que nous avons imposés au P10.

Les commandes d’un aspirateur-balai ne sont pas difficiles à comprendre et même sans avoir lu la notice, on maîtrise le P10 sans difficulté, même s’il dispose d’une petite fonctionnalité bien pratique. L’utilisateur peut en effet choisir une aspiration fractionnée ou continue, d’une simple pression sur la touche ornée d’un cadenas, à l’arrière de l’appareil. Dans le premier cas, il faut maintenir la pression sur la détente pour que l’aspiration ne s’arrête pas ; on gagne ainsi un peu en autonomie puisque la batterie n’est plus sollicitée dès que la poignée est lâchée pour déplacer un meuble ou un bibelot sur une étagère. Avec l’aspiration continue, il n’est plus nécessaire de crisper son poignet, ce qui s’avère plus confortable à la longue, mais on ne pense pas forcément à éteindre l’aspirateur. Chacun peut donc choisir la méthode qu’il préfère ou qui lui semble la plus adaptée à la situation.

L’autre bouton qu’on trouve à proximité de l’écran sert à modifier la puissance d’aspiration du Dreame P10. Trois niveaux sont proposés : éco, standard et boost. Des barres verticales plus ou moins hautes indiquent le réglage choisi. Dans le même ordre d’idée, des icônes signalent quelles peuvent être les causes d’un dysfonctionnement ponctuel (brosse rotative bloquée, trajet de l’air encombré…).

On aurait pu croire que, comme sur le T20 notamment, des indications précises sur l’autonomie restante seraient données. Il n’en est rien et il va falloir se contenter d’une série de points qui s’éteindront les uns après les autres selon la charge de batterie. Certes, tout cela est plus utile qu’un simple trio de diodes, mais on aurait aimé un peu plus d’informations pour pouvoir planifier les séances de ménage.

Le Dreame P10 est loin d’être le modèle le mieux fourni en accessoires. Dans la boîte, hormis l’aspirateur en lui-même, on ne trouve que la base de rangement — qui peut aussi servir de socle de recharge, ce qui n’est pas toujours le cas —, un porte-accessoire à fixer sur le tube d’aspiration pour toujours avoir à portée de main l’unique suceur long avec une brosse escamotable. C’est un peu chiche.

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