plus qu'une course au maintien, une course à la survie

plus qu’une course au maintien, une course à la survie

Dimanche à Paris, les hommes de David Guion vont lancer la course-poursuite pour tenter de sauver la place d’un club historique du football français dans l’élite. Et jouer, aussi, sa survie dans le monde professionnel ? C’est évidemment toute la question pour un club déjà étrangelé financièrement en L1. Interrogé par le quotidien sportif, Gérard Lopez l’a affirmé: en cas de malheur, il est prêt à rester du fait de «son investissement personnel et émotionnel».

De la même manière que l’homme d’affaires avait essayé d’éteindre les débuts d’incendie en décembre, il écarte l’hypothèse d’un dépôt de bilan, « évoquant une via pourite re une de font d’e hyperactive de la structure des Girondins». Dès janvier, le directeur général Thomas Jacquemier avait souligné en conférence de presse que le modèle actuel du club ne pourrait plus perdurer dans l’antichambre.

Coupe d’effectifs

Une descente fait traditionnellement fondre la principale source de revenus des équipes de L1 : les droits TV. Un “parachute” est prévu par la Ligue de football professionnel pour aider les relégués à tenir le choc la première année: 2 millions d’euros fixes et 500,000 euros par saison passée en L1 lors des 10 dernières années. Soit 7 millions d’euros, si cela tumbait sur la tête des Girondins. Une rustine et pas de quoi combler toutes les pertes. Relégué en 2018, le FC Metz avait vu ses recettes diminuer de 11 millions d’euros (9 millions de droits TV, 1 de sponsoring, 1 de billetterie). Un an plus tôt, Lorient avait lui perdu 9 millions d’euros de revenus (dont 6 de droits TV) lors de sa première saison. Dans le cas des Girondins, le manque à gagner viendrait frapper un club déjà lourdement déficitaire avec a minima 40 millions de déficit d’exploitation (hors transferts d’ici le 30 juin) cette saison et une prévision moins 20 30 ‘euros (hors transferts) la saison prochaine. Et dont l’ambition de faire du trading (vente des joueurs NDLR) prendrait encore plus de plomb dans l’aile.

Si elle existe vraiment, la perspective d’un « modèle » en Ligue 2 passerait inévitablement par une coupe sévère des effectifs. Plus gros budget de L2 depuis deux ans (27 millions d’euros la saison dernière juste après sa descente, 20 d’euros annoncés cette saison), le Toulouse FC compte 65 salariés. C’est près de quatre fois moins que Bordeaux aujourd’hui. Et les Girondins possèdent la 6e masse salariale “joueurs” de l’élite.

Pour les administratifs, un plan social aurait un coût, humain et financier. Pour les joueurs, la Charte du football professionnel prévoit une diminution automatique des salaires de 20 % lors d’une descente et la possibilité pour les clubs de demander au cas par cas des baisses de 30 à 50 %. En cas de refus, celui-ci est libéré de son contrat.

Quid du stade ?

En cas de Ligue 2 à Bordeaux la saison prochaine, le paiement du loyer du Matmut Atlantique – 4.8 millions d’euros – ne poserait pas aux Girondins un problème immédiat: lors de la négociation pour le rachat accept du club, la Métropole de repousser le versement de l’année en cours et des deux à venir en 2025. Idem pour le poids des emprunts à King Street et Fortress (50 millions), censés être remborsés à cette même échéance. Sauf remontée immédiate, ces sujets s’avéreraient vite brûlants.

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Ces derniers mois, des fonds regardaient déjà la situation périlleuse du club en imaginant les collectivités céder le stade et ou/le center d’entraînement du Hailan à prix cassé, en échange d’un sauvetage dans le professions.

La valeur marchande des joueurs actuels est affectée par la situation, la plus sûre rentrée d’argent à venir reste l’intéressement aux transferts probables l’été prochain des “ex” Jules Koundé et Aurélien Tchouaméni. Une nouvelle présentation de fonds frais apparaît comme inévitable pour être autorisé par la DNCG à repartir en L2… ou en L1 cet été. Gérard Lopez, qui a investi quelque 10 millions dans le club l’été dernier via une augmentation de capital, s’est toujours dit serein sur ce plan. Dans tous les cas, le printemps risque fort d’être aussi agité que le précédent.

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