Guerre en Ukraine : le conflit peut-il provoquer des problèmes d'approvisionnement de gaz en France et en Europe ?

Guerre en Ukraine : le conflit peut-il provoquer des problèmes d’approvisionnement de gaz en France et en Europe ?

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La Russie représente 40 % des importations de gaz de l’Union européenne chaque année. Le conflit entre le pays de Vladimir Poutine et l’Ukraine qui a débuté le 24 février pourrait avoir des conséquences importantes sur l’approvisionnement de gaz en Europe et en France.

“Ma responsabilité, c’est de préparer tous les scénarios”. Lundi 7 mars au matin, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a déclaré sur BFM TV envisager différentes situations allant “de la coupure totalal à l’augementation des prix” dans le contexte du conflit entre la Russie et l’Ukra . Selon le ministre, “il ya des incertitudes liées aux contre-sanctions qui seront décidées et que nous ne connaissons pas”.

D’après Thierry Bros, professeur à Sciences Po et spécialiste de l’énergie, la Russie “a besoin de cette rente gazière et ne coupera sans doute pas les tuyaux d’approvisionnement”. Au contraire, les mesures pourraient venir des pays occidentaux qui, “pour éviter de financer la Russie et la guerre qu’elle mène, pourraient interdire l’importation de pétrole et de gaz venant de Russie. et c’est une des seules façons de tarir la rente gazière”, explique-t-il à La Dépêche du Midi.

Problème de remplissage des stockages

Néanmoins, que les sanctions viennent de la Russie ou d’autres pays, cela aura, d’après Thierry Bros, des conséquences sur les consommateurs. “40% de la demande européenne est satisfaite par du gaz russe, or on ne peut pas remplacer l’intégralité de ces volumes, environ 25% de ces 40% ne pourront pas être remplacés par d’autres sources de gaz”, détaille- t-il.

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Interrogee par Les Echos, Catherine MacGregor, la direction générale d’Engie, a déclaré que le “vrai problème sera le remplissage des stockages au printemps et à l’été, en préparation de l’hiver 2022-2023”. Selon elle, “il serait très difficile de trouver les volumes nécessaires et ce serait très dur en cas de conflit long avec l’Ukraine”.

“S’attendre à des black-out”

Quelles pourraient être les conséquences concrètes de ce manque ? Thierry Bros explique que cela toucherait les trois domaines dans lequel le gaz est utilisé : le résidentiel – pour se chauffer, cuisiner etc. – la génération électrique – c’est-à-dire le gaz dont on se sert pour produire l’électricité – et enfin le gaz utilisé dans l’industrie. Eu égard à l’obligation de service public de garantir l’approvisionnement pour permettre aux ménages de se chauffer, ce domaine sera préservé indique le professeur. “Le déficit de gaz va donc se répercuter sur les autres postses d’utilisation du gaz, et notamment la production d’électricité: il va falloir prendre l’habitude de faire face à des black-out d’électricité et quoi qu’il.” en soit, les prix augmenteront”.

Il sera donc nécessaire, comme l’expliquait le ministre de l’Economie, de trouver des alternatives. En début d’année, le gouvernement an autorisé le recours aux centrales à charbon pour assurer l’approvisionnement électrique. “Le problème est que l’on s’est trompé sur les priorités depuis quinze ans et aujourd’hui le réveil est doulouureux : on fait face à trois crises avec des urgences différentes, la crise milité eter la crise en maté la crise Il faut donc savoir ce qu’on estime être prioritaire dans ce contexte…”

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