Narbonne : accusé d'agressions sexuelles sur son fils, Gilles Belzons se défend

Narbonne : accusé d’agressions sexuelles sur son fils, Gilles Belzons se défend

Dans un article paru sur le site de France Bleu Hérault, l’ex-compagne du président du Racing club narbonnais affirme que le père de leur enfant se livrait à des attouchements, voire des viols, sur le garçonnet de huit ans. La déferlante de parutions d’articles sur internet a poussé Gilles Belzons à réagir lors d’une conférence de presse.

Le restaurant Maison Bébelle était plein à craquer ce lundi après-midi. Dans la salle, le ban et l’arrière-ban du Racing club narbonnais soudé autour d’un homme : Gilles Belzons. En larmes, le president du RCN, ancien joueur du cru et de Béziers, était là pour s’expliquer à la suite de la parution d’un article sur le site internet de France bleu Hérault. Gilles Belzons est ainsi accusé de viols et d’agressions sexuelles par son ex-compagne sur leur enfant aujourd’hui âgé de huit ans. Une procédure qui dure en fait depuis presque deux ans.

Deux mains courantes, une plainte simple, une plainte avec constitution de partie civile

En effet, à la mi-mai 2020, la maman aurait reçu les confidences du garçonnet faisant état d’attouchements, voire de viols de son papa. Après deux mains courantes, elle déposait une plainte simple le 21 octobre. Au terme de trois mois d’enquête que l’avocate de la maman qualifie de “bâclee” , le dossier sera classé sans suite par le parquet. Le 19 février 2021, une plainte avec constitution de partie civile, déclenchant automatiquement la saisine d’un magistrat instructeur était déposée, la mère soulignant que l’enfant aurait répété, à plusieurs reprises.“Dans ses déclarations, l’enfant est constant, il est en parfaite mesure d’expliquer et de décrire les agissements de son père et livre des détails dont sa mère n’avait pas connaissance”

écrit, dans un courrier adressé au procureur de Narbonne, daté du 23 November 2021, l’avocate de la plaignante. Gilles Belzons, qui avait souhaité rester discrete jusqu’alors pour laisser faire la justice, est revenu sur la chronologie des faits. “Après le confinement, la maman a décidé de ne pas me confier l’enfant, de ne pas respecter les decisions de justice qui me permettaient de le garder les week-ends. J’ai déposé plainte en premier pour non-presentation d’ enfant.” Un mois apres,“un gendarme accompagné d’une dame est venu pour perquisitionner la maison et j’ai été convoqué en garde à vue au mois d’octobre” explique Gilles Belzons. “L’enquête, qualifiée de bâclée, a alors été suivie par deux gendarmes, deux pédopsychiatres et un psychologue de la protection de l’enfance. Je ne me suis jamais rendu à l’école pendant quatre mois pourles laisserê faire j’avais eu la moindre inquiétude, je pense que j’aurais essayé d’atteindre mon fils pour le faire revenir à la raison, pour l’orienter sur des propos qui me blanchiraient.”

Une pression de la mère sur l’enfant Après le classement sans suite, le rugbyman a donc voulu récupérer son fils un week-end sur deux, saisissant le juge des enfants : “Le 6 mai 2021, le juge des affaires familiales évoque une pression de la mère sur l’enfant. Il m’octroie alors une garde alternée complète : de deux week-ends, je passe à une semaine sur deux évérée complète ! mon fils le vendredi soir, je me retrouve face à une escadrille de personnes qui se sont rassemblées devant l’école. Je recule encore une fois. Le 11 juin, je vais à l’école : la directrice me dit de me mettre de côté car il ya eu des problèmes toute la semaine. Mon fils était en sécurité dans son bureau. Elle a voulu s’assurer s’il avait peur de son papa. et m’a sauté au cou!”

Statut de témoin assisté En novembre, sur convocation du juge d’instruction, Gilles Belzons va être entendu et va réitérer les propos qu’il avait tenus lors de sa garde à vue. À l’issue de son audition, il sera placé sous le statut de témoin assisté (**).“Tous les éducateurs ont rendu un rapport en disant que le papa n’était pas un danger et que la mère jouait un rôle très inquiétant auprès de l’enfant. d’inceste, cela peut s’expliquer, mais pourquoi le retire-t-on aussi à sa mère?” martèle encore le rugbyman, citant le juge des enfants dans son ordonnance de placement :

“La maman prétend qu’elle porte seule la parole de son enfant mais semble parfois l’induire comme lorsqu’elle qualifie M. Belzons de pédophile devant lui.”

Je pense que mon fils a été endoctriné Mais alors, comment expliquer les propos constants de l’enfant sur les attouchements qu’il aurait subis ? Gilles Belzons n’élude pas la question : “Oui, il le dit : un jour oui, l’autre non. Je pense que mon fils a été endoctriné par sa mère et qu’il s’est créé deux vies, une avec son papa, une avec sa maman qui est entrée dans une hystérie dont elle ne peut se sortir. Et les différents avis des professionnels de santé ?

“Elle a choisi ceux qui vont dans son sens, ceux qui ne sont pas désignés par les tribunaux. Elle est professionnelle de santé et connaît donc du monde : j’affirme que des certificats médicaux.” Aujourd’hui, le president du Racing a confiance en la justice :

“J’attends sereinement d’être blanchi. Mais ce n’est pas moi qui compte, c’est mon fils qui est en danger psychologique.”

Nous avons essayé de contacter Me Hayet Djefaflia, du barreau de Montpellier, à quatre reprises ce lundi 7 mars : en vain.

(**) Le témoin assisté est une personne mise en cause pénalement contre laquelle

des indices peuvent faire croire à sa culpabilité. Ce statut est différent de la mise en examen pour laquelle des indices graves ou concordants doivent être constatés.Le Procureur regrette que le dossier ait été porté sur la place publique M e Hayet Djefaflia, l’avocate de la maman et de l’enfant a, sur le site de France Bleu Hérault, mis en cause les services d’enquête qualifiant, notamment, la première procédure classée sans suite de “bâclee”.De même, l’ex-compagne de Gilles Belzons suggère que ce dernier aurait pu bénéficier de protections liées à son statut de notable. Eric Camous, procureur de la République de Narbonne, a “pris acte des déclarations formalées dans ce dossier par la maman de l’enfant”

. Toutefois, il regrette”Que l’appréciation du contenu des enquêtes soit porté sur la place publique plutôt que dans le cadre d’une procédure respectueuse du principe du contradictoire et de la présomption d’innocence”.

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