Manette Xbox

Les jeux vidéo pourraient payer très cher leur boycott russe

Isolée du marché financier mondial, la Russie ne peut plus accéder à bon nombre de services , à commencer par les jeux vidéo.

L’étau se resserre sur la Russie. Depuis que le pays a été banni du système international Swift, puis des marchés Visa et Mastercard, c’est tout le pays qui est coupé du monde. Depuis déjà plusieurs jours, l’interdiction des paiements en roubles russes impacte fortement le secteur tech, et notamment celui des jeux vidéo, qui n’épargne pas le Kremlin.

Développeurs et éditeurs prennent les armes

Le boycott vidéoludique a commencé dès la semaine dernière, lorsque CD Projekt Red an interrompu les ventes de ses jeux sur les territoires russes et biélorusses. Sur la boutique GOG du studio, les deux pays sont désormais interdits de jeux, à commencer par Cyberpunk 2077 et The Witcher 3 : Wild Hunt. Rapidement, Electronic Arts a emboîté le pas au polonais, en empêchant la Russie de faire des achats depuis ses plateformes en ligne.

Enfin, après l’appel de détresse de l’Ukraine à l’industrie vidéoludique, Microsoft avait aussi pris les devants, en suspendant tous ses services des pays concerns. D’autres studios lui ont ensuite emboîté le pas, comme Activision-Blizzard, mais aussi Epic Games, qui a confirmé sa décision sur Twitter. Le développeur a cependant détaillé qu’il n’entendait pas bloquer ses autres outils de communication en ligne, arguant que “un monde liber a besoin que tous les moyens de communication restent ouverts”.

Nintendo et Sony la jouent disccrets

Si certains éditeurs ont sauté sur l’occasion pour affirmer au monde leur engagement public en faveur de l’Ukraine, d’autres ont préféré ne pas trop se prononcer. Sur l’eshop de Nintendo, la plateforme russe a temporairement été placée en maintenance. Officiellement, il ne s’agit pas d’une décision unilatérale du géant japonaismais la simple conséquence au bloc des transactions en roubles sur les différents services de paiements.

Même consstat pour Sony. Alors que le géant du jeu vidéo – comme Microsoft et Nintendo — était lui aussi concerné par l’appel du vice-premier ministre ukrainien, Mykhailo Fedorov, l’entreprise s’est contentée de retirer discretement Gran Turismo 7 du PlayStation Store russe. Selon Eurogamerl’entreprise n’aurait pas encore confirmé cette decision, indiquant simplement à propos du jeu : “Date de sortie en attente de confirmation”. La décision semble pourtant logique, surtout quand on sait que la branche cinéma de Sony a déjà annoncé la suspension de ses films sur le territoire russe, à commencer par Morbiusle prochain spin-off de Spider-Man prévu le 24 mars prochain en salles.

Qu’elle soit spontanée ou non, la décision d’exclure la Russie du marché vidéoludique va coûter cher aux éditeurs et aux développeurs : selon une estimation de Statista datant de l’année dernière, le pays constitue le huitième plus gros consommateur de jeux vidéo, avec 2,7 milliards de dollars en jeu chaque année.

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