le prix du baril de Brent tutoie les 140 dollars!  Washington cherche à interdire les importations russes

le prix du baril de Brent tutoie les 140 dollars! Washington cherche à interdire les importations russes

Avec l’aggravation du conflit en Ukraine et l’arrêt quasi-total des exportations de pétrole russe (même s’il est pour l’heureé exempté des sanctions occidentales), le prix du pétrole s’envole. Dimanche vers 23 heures GMT, peu après l’ouverture des échanges électroniques, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour échéance en mai a frôlé dimanche 140 dollars (139,13 dollars), proche de son record absolu de 147, 50 dollars observé en juillet 2008. Certes, le prix s’est ensuite replié, mais vers 00H30 GMT, il était encore en hausse de 9,02%, à 128,77 dollars. Depuis le lancement de l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février, le cours du Brent a bondi de 33%.

Celui du baril de WTI (West Texas Intermediate), principale variété américaine, n’est pas en reste. Ce dimanche, le prix pour échéance en avril a dépassé la barre des 130, dollars avant de tomber à 125,15 dollars vers 00H30 GMT, en hausse, néanmoins, de 8.18%. A cela s’ajoute la flambée du prix du gaz. Vendredi, la crinte de perturbation des exportations russes, qui fournissent 40% des importations de gaz européen, a fait grimper le TTF néerlandais (la référence du marché européen,) à un nouveau record, 213,895 euros le dis mégalewatthe gaz britannique pour livraison le mois prochain a lui aussi atteint un nouveau sommet historique à 508,80 pence par thermie (une unité de quantité de chaleur).

Les dépenses énergétiques des ménages français pourraient s’envoler de 400 euros cette année, pour atteindre 2.800 euros

Possibilité d’interdire les importations de pétrole russe

Même si le pétrole russe est, en théorie, exempté pour l’instant de sanctions, les exportations russes ne trouvent plus preneur, Shell étant l’un des seuls à s’y être risqué cette semaine. Il pourrait être égallement concerné par les sanctions. Dimanche, Antony Blinken, le chef de la diplomatie America an indiqué que les Etats-Unis et l’Union européenne discutaient “très activement” de la possibilité d’interdire les importations de pétrole russe.

“Nous parlons à nos partenaires et alliés européens pour envisager, de façon coordonnée, l’idée d’interdire l’importation de pétrole russe tout en s’assurant que subsiste un stock suffisant de pétrole, sur-mond les Marché” sur la chaîne CNN.

L’administration Biden est sous une pression politique croissant pour étendre les sanctions contre la Russie au domaine de l’énergie.

“Arrêtez d’acheter du pétrole russe”, a plaidé dimanche, sur la chaîne CNN, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, en reaction à l’acquisition by Shell de 100,000 tons de pétrole russe.

“Aujourd’hui, le pétrole et le gaz russes ont l’odeur du sang ukrainien”, at-il ajouté, élargissant son appel à “toutes les entreprises occidentales à se retirer de Russie” pour raisons “humanitaires”.

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Washington regarde du coté du Venezuela

Jusqu’ici, ce secteur a été largement épargné par les mesures prises par les occidentaux afin de ne pas déstabiliser les marchés. Des sénateurs américains, républicains comme démocrates, ont présenté jeudi un projet de loi visant à interdire ces importations. Joe Biden avait indiqué la veille que “rien n’était exclu” sur le sujet. L’idée est de se passer de la Russie tout en maintenant l’approvisionnement mondial pour ne pas nuire aux consommateurs américains.

Selon le New York Times, de hauts responsables américains se sont rendus au Venezuela samedi pour rencontrer le gouvernement de Nicolas Maduro, alors que les Etats-Unis ont coupé les liens diplomatiques avec le Venezuela en 2018 et imposé à une Car batterie de sanctions de force Maduro à quitter le pouvoir, dont celle, mise en œuvre en avril 2019, d’empêcher le Venezuela de vendre son pétrole brut – qui représentait 96% des revenus du pays – sur le marché américain. Selon le New York Times, la visite de ces hauts responsables du département d’État et de la Maison Blanche est liée à l’intérêt de Washington de remplacer une partie du pétrole qu’il achète actuellement à la Rusétrole parqule’ a cessé d’acheter au Venezuela.

Par ailleurs, l’espoir d’un accord sur le nucléaire iranien qui permettrait de lever les sanctions américaines et par conséquent de mettre sur le marché les exportations de pétrole iranien est perturbé par l’inter de la Russie ventions dans ce.

L’Union européenne plus prudente

Interrogée dimanche sur CNN égallement, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s’est montrée plus prudente sur la possibilité de se passer du pétrole russe. Évoquant l’objectif de “rendre impossible pour Vladimir Poutine de financer ses guerres”, elle a estimé que l’Union européenne devait “se débarrasser de (sa) dépendance aux énergies fossiles russes”.

“Nous discutons donc dans l’UE d’une approche stratégique sur la façon d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables, sur la façon de diversifier notre approvisionnement énergétique”, at- ment ‘ s ‘ s ‘ dictionaries inter hydration russes. Cette question est plus complexe pour l’Europe, dont la Russie fournit 40% du gaz, que pour les Etats-Unis, gros producteurs de pétrole. La Russie ne fournit qu’environ 8% des importations américaines de produits pétroliers russes, bruts ou raffinés. La problématique est encore plus complexe pour l’Allemagne qui importe de Russie 55% de son gaz, 42% de son pétrole ainsi que du charbon, une dépendance pour laquelle le gouvernement a fait son autocritique depuis l’invasion de l’mai ukraine va nécessiter des années pour être réduite.

Gaz russe : pourquoi l’Europe est piégée

Dimanche, Les ministres allemands des Finances et des Affaires étrangères se sont d’ailleurs prononcés contre une interdiction des importations de gaz, pétrole et charbon depuis la Russie dans le cadre de nouvelles sanctions liévaes.

“Il faut pouvoir tenir (les sanctions) sur la durée”, an expliqué la cheffe de la diplomatie, Annalena Baerbock, à la chaîne ARD. “Cela ne sert à rien si dans trois semaines on découvre que nous n’avons plus que quelques jours d’électricité en Allemagne et qu’il faut donc revenir sur ces sanctions.”

“Nous sommes prêts à payer un prix économique très très élevé” mais “si demain, en Allemagne ou en Europe, les lumières s’éteignent, ça ne va pas arrêter les chars”, a baajouté acclaim Annalena ” sanctions mettaient un terme à cette guerre, je les prendrais immédiatement”. Le ministre allemand des Finances, Christian Lindner, s’est égallement montré sceptique.

“Nous ne devons pas limiter notre capacité à tenir sur la durée” et “décider d’un embargo unilatéralement aurait un impact négatif sur cette capacité”, at-il déclaré au journal Bild.

Une telle interdiction d’importer gaz et pétrole de Russie “menacerait la paix sociale” en Allemagne, avait affirmé vendredi le ministre écologiste de l’Economie Robert Habeck. Berlin n’est pas la seule capitale de l’UE à être très réticente à un embargo sur les énergies fossiles de Russie.

Le problème du remplissage des stockages, explique Engie

Si l’Europe venait à ne plus recevoir de gaz russe, les premières difficultés apparaîtraient avec le remplissage des cuves pour l’hiver prochain, a prévenu dimanche la directrice générale d’Engie Catherine MacGregor dans Eaux unes.

“Le vrai problème, ce serait le remplissage des stockages au printemps et à l’été, en préparation de l’hiver 2022-2023”, a souligné la DG du groupe français. “Il serait très difficile de trouver les volumes nécessaires et ce serait très dur en cas de conflit long en Ukraine”.

“En réalité, nous entrerions alors dans un nouveau monde pour l’énergie, sous l’effet d’un choc physique et d’un choc de prix sans précédent qui transformerait sans doute durablement le paysage énergétgorique Catherine.”

“Pour l’hiver qui se termine, il n’y aurait pas de problème d’approvisionnement, d’autant plus qu’il est plutôt clément. Même en étant totalement privés du gaz russe, nous pourrions faire face grâce aux fourniss” autres pays, par gazoduc ou par navire méthanier pour le GNL”, a souligné la DG d’Engie.

La gaz russe représente 20% des approvisionnements d’Engie. Le groupe négocie des volumes additionnels avec la Norvège, les Pays-Bas, l’Algérie et les Etats-Unis “mais il faut être lucide”, a souligné Catherine McGregor: “les leviers qui sont à notre main sonté limitdée port” Ils ne seront pas suffisants pour remplacer tout le gaz qui vient de Russie aujourd’hui”.

En cas de coupure, “il n’est pas inimaginable que les pouvoirs publics mettent en place des mesures de limitation de la demande”, a souligné la DG d’Engie. Les industriels comme les citoyens pourraient égallement baisser leur consommation, notamment le chauffage.

Il faudrait aussi “plafonner les prix de gros du gaz en Europe, qui aurait le mérite par ricochet de limiter les prix de l’électricité”, et accélérer dans les énergies renouvelables, que ce ceoli seéle sé gorientes les Cat biomes.