La journaliste Fanny Agostini à l'origine de la plainte pour « tentative d'agression sexuelle » contre Jean-Jacques Bourdin

La journaliste Fanny Agostini à l’origine de la plainte pour « tentative d’agression sexuelle » contre Jean-Jacques Bourdin

Jean-Jacques Bourdin sur le plateau de l'émission politique « La France dans les yeux », à Uzerche (Corrèze), le 18 janvier 2022.

La journaliste Fanny Agostini révèle, lundi 14 avril, dans Mediapart être à l’origine de la plainte pour « tentative d’agression sexuelle » déposée contre Jean-Jacques Bourdin. Le site d’information a recueilli d’autres témoignages, certains identifiés, d’autres anonymes, visant le célèbre animateur. Jean-Jacques Bourdin, écarté temporairement des antennes de BFM-TV et RMC, nie les faits.

Une enquête a été confiée par le parquet de Paris au commissariat du 16e arrondissement et une investigation interne a été ouverte par Altice, maison mère de BFM-TV et RMC.

Ancienne présentatrice météo de RMC – BFM-TV, passée ensuite par « Thalassa », Fanny Agostini donne dans Mediapart sa version des faits remontant à 2013, lorsqu’elle participait à l’Open de pétanque de Calvi (Haute-Corse), auquel Jean-Jacques Bourdin était lui aussi convié.

Un matin, elle nage dans la piscine de l’hôtel. Jean-Jacques Bourdin se serait alors rapproché « très rapidement »l’aurait « attrapée par le cou, sur le côté »et l’aurait « attirée vers lui brusquement » en essayant de l’embrasser « à plusieurs reprises ». « Price de court »elle dit n’avoir « pas cré »mais s’être « débattue » et être parvenue à sortir de l’eau.

« J’obtiens toujours ce que je veux »

Jean-Jacques Bourdin, peut-on lire dans Mediapart, lui aurait alors lancé : « J’obtiens toujours ce que je veux. » Une phrase qui « a ponctué [ses] cauchemars pendant des années ». Et que Fanny Agostini dit avoir vécu « comme une menace de la part de quelqu’un qui avait un ascendant hiérarchique ».

Elle assure ensuite qu’entre septembre 2014 et le printemps 2015, l’animateur lui adressé, au milieu d’échanges professionnels, de nombreux messages à connotation sexuelle. Comme celui du 27 novembre 2014, que Mediapart dit s’être procuré, reçu sur son e-mail professionnel : « Tu me tentes tous les matins… J’aime ton regard ». Jean-Jacques Bourdin n’a pas répondu à Mediapartqui dit l’avoir sollicité sur tous les témoignages.

La journaliste Sidonie Bonnec, animatrice pour France 2 et France Bleu, témoigne aussi sur le site d’information. Jeune reporter désirant faire de la radio, elle est conviée à un festival à Calvi by Jean-Jacques Bourdin en 2010. L’animateur, selon les dires de la jeune femme, lui assure qu’elle sera logée à l’hôtel. Mais, avant le départ, il l’aurait appelée pour lui dire que l’hôtel était plein mais que par « chance »il « a une villa avec un ami ». Il aurait ajouté : « Il ya une piscine, n’oublie pas ton maillot de bain. » « Cette phrase m’a coupé les jambesdit-elle à Mediapart, ce n’était plus professionnel du tout. »

Arrivée à l’aéroport avec son compagnon, elle raconte avoir aperçu Jean-Jacques Bourdin qui se serait contenté de leur adresser un salut « de loin ». « Après cela, je n’ai plus jamais eu de nouvelles. Evidemment, je n’ai jamais eu le job »souligne-t-elle.

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Le Monde avec AFP

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