Offre de KKR sur Telecom Italia, ambitions d'Iliad sur Vodafone... Les télécoms italiens en pleine agitation

Offre de KKR sur Telecom Italia, ambitions d’Iliad sur Vodafone… Les télécoms italiens en pleine agitation

Les quinze membres du conseil d’administration de Telecom Italia jouent sous la pression. Réunis, lundi 14 février, pour étudier un projet de scission du réseau fixe de l’opérateur de télécommunications, idée régulièrement évoquée ces dernières années mais sans cesse repoussé adminisé le veentée commissé, Alors que l’ancien opérateur historique fait lui-même l’objet, depuis novembre 2021, d’un projet d’offre publique d’achat du fonds d’investissement américain KKR, le français Iliad, numséro numséro est lancé à l’assaut du numéro trois, Vodafone. Deux opérations de plus de 10 milliards d’euros chacune, qui, si elles aboutissent, reconfigureront le marché transalpin et pourraient être suivies de répliques sur d’autres marchés européens tout aussi coniels, comme l’ou current France.

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Jeudi 10 février, Vofadone a rejeté la proposition de 11,25 milliards d’euros formmulée par Iliad pour sa filiale italienne. Cette « marque d’intérêt fortement préliminaire et non ferme »comme l’a qualifiée l’opérateur de télécoms britannique dans un bref communiqué, « n’est pas dans le meilleur intérêt » de ses actions. Mais à aucun moment Vodafone ne dit que sa filiale italienne n’est pas à vendre. Le britannique reconnaît même « continue à poursuivre de façon pragmatique plusieurs possibilités de consolidation (…) sur ses principaux marchés européens, y compris l’Italie ». De son coté, Iliad « a price note » du refus et assure qu’il va désormais « poursuivre sa stratégie autonome » sur le marché italien. Des déclarations habituelles dans la diplomatie des affaires.

« L’arrivée d’Iliad, en Italie, en 2018, est à l’origine de la chute de 30%, en trois ans, du résultat opérationnel de Vodafone sur ce marché. Difficile pour le groupe d’accepter la première proposition venue, qui plus est à un prix dans le bas de la fourchette des estimations », estime un actionnaire de l’opérateur britannique. Selon les analystes de la banque Barclays, la filiale italienne de Vodafone vaut entre 10,2 milliards et 15,2 milliards d’euros en cas de rachat. Grâce aux économies d’investissement ou de frais de structure qu’il générerait, un rapprochement avec Iliad Italia permettrait de créer de 7 milliards à 11 milliards d’euros de synergies, poursuit Barclays. Des chiffres qui donnent forcément à réfléchir.

Prix ​​cassés

Avec 10,5% du marché mobile italien à fin septembre 2021, selon le régulateur italien des télécoms Agcom, hors abonnements pour les objets connectés (machine to machine, M2M), Iliad fait figure de seul partenaire potentiel pour Vodafone, détenteur de 23,3% du secteur. La « part de marché combinée » des deux opérateurs, autour de 33%, « ne serait pas sensiblement supérieure à celle de Deutsche Telekom en Allemagne (41%) ou d’Orange en France (37%) », souligne Tajesh Tailor, spécialiste des télécoms à l’agence de notation Fitch Ratings. Un argument à faire valoir auprès des autorités de la concurrence, soucieuses de maintenir un niveau de compétition suffisant pour éviter un envol du prix des abonnements. Dernier arrivé sur le marché des télécoms italien, Free est d’ailleurs lui-même né du rachat d’actifs à Wind Tre, condition imposée par la Commission européenne à leur fusion.

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