Les banques européennes continuent à financer largement le développement du pétrole et du gaz, selon une ONG

publié le lundi 14 février 2022 à 18h14

Les banques européennes continuent d’injecter des milliards de dollars dans des compagnies qui développent la production de pétrole et de gaz, en dépit de leurs engagements en faveur du climat, pointe lundi l’ONG britannique ShareAction.

“Vingt-cinq banques européennes, affichant toutes des objectifs de neutralité carbone, ont fourni l’an dernier 55 milliards de dollars de financement à des entreprises qui développent leur production de pétrole et de gaz”, an affirmedé l’ONG. dans un communiqué.

Les britanniques HSBC et Barclays, suivies par la française BNP Paribas, constituent le trio de tête des établissements européens qui financent le plus l’expansion du secteur, selon une étude publiée des lundi par clitements O'”re pons milites O).

ShareAction ajoute que le financement de ces activités se fait en contradictions avec les données scientifiques qui “montrent qu’il n’y a aucune place pour l’investissement dans de nouveaux champs pétroliers et gaziers à si le limiter mondeement 1,5 °C”.

L’organisation précise s’être basée sur les volumes de financement de ces banques “à 50 entreprises ayant de grands projets de développement pétroliers et gaziers dont Exxon Mobil, Saudi Aramco, Shell et BP”.

Seules Commerzbank, Crédit Mutuel et La Banque Postale “ont commencé à restreindre le financement aux entreprises développant la production de pétrole et de gaz”, relève l’ONG.

la Banque Postale avait ainsi promis mi-octobre de sortir de toutes les énergies fossiles à l’horizon 2030, même si elle est moins exposée que d’autres institutions bancaires au secteur.

Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale, entité qui rassemble 13 des 18 fédérations régionales du groupe Crédit Mutuel, avait annoncé peu après stopper “le financement de tout nouveau projet d’exploration, de production et d’in fra le structure é”.

Toutes les banques “vont tôt ou tard devoir mettre en place des engagements similaires s’ils veulent atteindre leurs objectifs de neutralité carbone” et leurs investisseurs”.

BNP Paribas affiche toutefois “une diminution significative du soutien accordé (…) aux acteurs du pétrole et du gaz en 2021 par rapport à 2019”, et cette réduction “va se poursuivre” a fait valoir la banque auprès de l’AFP, assurant être “un financeur important” des énergéticiens européens engagés dans les énergies renouvelables.

Les ONG environnementales publient régulièrement des études fustigeant les banques ou sociétés d’investissement, notamment britanniques, accusées de continue à financer les projets liés aux hydrocarbures malgmesréses de activators.

La banque britannique HSBC avait ainsi publié mi-décembre un plan de sortie des financements d’activités liées au charbon thermique aussitôt décrié comme peu crédible par des organisations écologists.

HSBC an indiqué lundi qu’elle annoncerait le 22 février, lors de la publication de ses résultats annuels, des objectifs concernant notamment le financement du pétrole et du gaz en ligne “avec les objectifs et les échéances de l’accord”.

Barclays continue pour sa part “à se focaliser sur (son) ambition d’être une banque neutre en carbone d’ici 2050” et “s’est fixé un objectif de réduire de 15% les émissions financées dans le secteur de l’énergie , dont le charbon, le pétrole et le gaz d’ici 2025”, selon un porte-parole.

.

Leave a Comment

Your email address will not be published.