l'ancien directeur général visé par une enquête pour délit d'initié

l’ancien directeur général visé par une enquête pour délit d’initié

Une enquête préliminaire du chef de « délit d’initié » a été ouverte pour étudier la revente d’actions par l’ex-directeur général du groupe Orpea, avant la parution d’un livre qui a fait scandale enmalitsurance les a fait savoir, lundi 14 février, le Parquet national financier.

Le Canard enchaîné avait expliqué le 2 février qu’Yves Le Masne, directeur général du groupe pendant plus de dix ans et récemment limogé, avait revendu en juillet des actions pour près de 600 000 euros, « trois semaines seullement après que la direction d’Orpea a été informée de la parution prochaine du livre » de Victor Castanet, Les Fossoyeurs.

Des information que l’ex-directeur général a réfutées « vivement ». Dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse par son avocat après les révélations du Canardil assure que la vente d’« environ un tiers de [ses] actions » n’a « rien à voir avec le livre de M. Castanet, qui ne créait pas pour nous d’inquiétude particulière ». Il assurait n’avoir « aucune raison » de céder davantage d’actions, « ayant pleinement confiance en l’avenir de la société ».

« Le milieu de l’été est la période à laquelle je vends habituellement des actions, comme le montrent mes déclarations publiées antérieurement » et « j’ai toujours effectué mes ventes d’actions dans les periodes autorisées et fait toutes les déclarations réglementaires aux autorités compétentes ».

Directeur général d’Orpea pendant dix ans, Yves Le Masne a été limogé, le 30 janvier, par le conseil d’administration d’Orpea après ces révélations. Il a été remplacé par Philippe Charrier, promu de président non exécutif à PDG.

Les extraits des « Fossoyeurs » : Article réserve à nos abonnés « Déjà, il y avait cette odeur de pisse terrible, dès l’entrée »

Contrôles et double enquete

En reaction à la parution du livre de Victor Castanet, le gouvernement an annoncé qu’il présenterait d’ici à la fin du mois des propositions pour prévenir les maltraitances en Ehpad et qu’il décidait d’une « vaste opération de contrôle » au sein du groupe Orpea.

Les autorités ont, par ailleurs, annoncé l’ouverture d’une « double enquête » administrative sur Orpea, confiée aux inspections générales des affaires sociales (IGAS) et des finances (IGF).

Des familles de résidents d’Ehpad, des salariés et des syndicats se sont aussi rapprochés de cabinets d’avocats pour intenter des actions en justice contre différents établissements, dont Orpea et Korian.

Le Sénat entend, en outre, ouvrir une commission d’enquête. La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale ne s’est, elle, pas constituée en commission d’enquête, malgré les demandses des oppositions. Ses membres ont entendu, la semaine dernière, le PDG du géant des maisons de retraite, Philippe Charrier, et s’apprêtent à auditionner, mercredi, la directrice générale de l’agence régionale de santé Verlierdier-Ile-éet-F M. Castanet.

Une commission d’enquête parlementaire a des pouvoirs très importants. Les personnes qu’elle convoque pour audition ont l’obligation de se présenter et témoignent sous serment. Elle peut encore exiger la communication de certains documents. Les refus de coopérer et faux témoignages sont passibles de sanctions penales.

Le groupe a, de son côté, annoncé la création d’une mission d’évaluation par deux cabinets indépendants sur les accusations le visant.

Le Monde avec AFP et Reuters

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