Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron enfin champions olympiques, Kamila Valieva autorisée à concourir

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron enfin champions olympiques, Kamila Valieva autorisée à concourir

Retour sur les épreuves de la journée.

Déjà quadruples champions du monde et quintuples champions d'Europe, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont enfin ajoouté l'or olympique à leur palmarès, lundi 14 février 2022 à Pékin.

Enfin en or ! Quatre ans après leur mésaventure (vestimentaire) à Pyeongchang et leur frustrante médaille d’argent, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont décroché à Pékin le titre olympique en dance sur glacelundi 14 février. « C’est comme être dans une machine à laver d’émotions », a réagi le patineur. En tête à l’issue du program court il ya deux jours, les Français ont livré un program libre magistral sur L’Elegie de Gabriel Faure.

En s’imposant avec un total de 226,98 points – record du monde à la clé –, plus de six points devant les Russes Victoria Sinitsina et Nikita Katsalapov, le duo a remporté le seul titre qui lui manquait. « Cette médaille a beaucoup plus de poids qu’elle en avait il ya quatre ans. (…) C’est le symbole de tout ce qu’on a traversé pendant ces quatre années, du travail qu’on an effectué, de toute notre carrière. C’est hallucinant le poids de cette médaille aujourd’hui », a confié Gabriella Papadakis.

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En ski acrobatique, Tess Ledeux s’est fait peur mais s’est qualifiée pour la finale du slopestyle, réservée aux douze premières. La Française de 20 ans, qui a chuté à la réception de son premier run, a final terminé 9e.

Le premier titre olympique en monobob est revenu à Kaillie Humphries, naturalisée américaine en décembre 2021 et qui avait déjà remporté deux médailles d’or en bobsleigh à deux avec le Canada (en 2010 et 2014). Seule française engagee, Margot Boch s’est classée 11e.

La patineuse russe Kamila Valieva à l'entraînement, lundi 14 février 2022, à Pékin.

Le Tribunal arbitral du sport a tranché : malgré un contrôle antidopage positif fin décembre 2021, la patineuse russe Kamila Valieva peut continuer ses JO et prendre part, mardi 15 février, à l’épreuve individuelle dont elle sera la favorite. La rayon : « Empêcher l’athlète de concourir aux JO lui causerait un préjudice irréparable », selon l’instance arbitrale.

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Les Jeux sont terminés pour la biathlète Ingrid Landmark Tandrevold, victime, hier, d’un malaise à l’arrivée de la poursuite. Si la Norvégienne « va mieux », elle va tout de même rentrer chez elle.

La Chinoise Xu Mengtao a remporté l’épreuve féminine de saut acrobatique et décroché sa première médaille d’or olympique.

Découvrez le menu de demain.

Médaillée d’argent en big air, battue sur le fil par Eileen Gu, Tess Ledeux aura l’occasion de prendre sa revanche en finale du slopestyle, à partir de 2 h 30 (heure de Paris). Chez les hommes, Antoine Adelissequi avait échoué aux qualifications de big air, déclaré forfait, ne pourra finalement pas participer à la finale du slopestyle (à partir de 5 h 30).

JO de Pékin 2022 : Les Jeux de la maturité pour Tess Ledeux

Le biathlon aura l’occasion d’apporter une nouvelle médaille à la France avec le relais hommes auquel prendront part Quentin Fillon Maillet, Emilien Jacquelin, Fabien Claude et Simon Desthieux à 7 h 30 (heure de Paris).

En ski alpin, place à la descente femmes dès 4 heures. Romane Miradoli, Camille Cerutti, Laura Gauché et Tiffany Gauthier seront au départ.

Il y aura aussi du combiné nordique, avec l’épreuve de saut sur grand tremplin (à partir de 9 heures). Quatre Français sont engagés : Matteo Baud, Gaël Blondeau, Antoine Gérard et Laurent Mühlethaler.

Dorian Hauterville et Romain Heinrich disputeront les deux dernières manches du bobsleigh à deux (à partir de 13 h 15).

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Les Jeux en un cliché.

La Française Lucile Lefevre déguisée en tigre lors des qualifications du big air, lundi 14 février 2022, à Pékin.

Attention, tigre sur les pistes. Pour la dernière compétition de sa carrière, Lucile Lefevre s’est élancée… déguisée en tigre, lors des qualifications du big air, lundi 14 février. Un accoutrement en référence au Nouvel An chinois, placé sous le signe du tigre. « Je me suis blessée au genou dans le slopestyle, donc je n’ai pas pu faire de figures aujourd’hui. (…) C’est plus amusant » de concourir déguisée, a confié la Française de 26 ans. « Le monde devrait être amusant [car] il ya beaucoup de problèmes. Si tout le monde était en paix, le monde serait un meilleur endroit (…) ; c’est le message que je veux partager. » La Française a terminé dernière des qualifications.

Les Olympiens au micro.

« Je pense que je vais me faire plaisir lors de la course demain, même si se faire plaisir n’est pas précisément le but des Jeux olympiques. »

Malgré un début de Jeux complètement raté, avec deux sorties de piste – en géant et en slalom – et une 9e place dans le super-G, Mikaela Shiffrin assure qu’elle « ne reste pas bloquée sur le fait de remporter une médaille » et veut « juste réussir [sa] meilleure performance » lors de la descente, mardi 15 février. « L’un de mes objectifs en venant ici était de prendre part à toutes les courses. Au moins, ce rêve est toujours d’actualité », ajoouté l’américaine.

11

C’est le nombre de médailles remportées par la délégation française jusqu’à présent, alors qu’a démarré la dernière semaine de ces JO de Pékin. Avec trois médailles d’or, la France est 9e au tableau des médailles, dominé par la Norvège. Il lui reste un peu moins d’une semaine pour égaler son record de 15 récompenses, réalisé à Pyeongchang en 2018.

Instantané de nos envoyés spéciaux.

Les restaurants du complexe hôtelier ou logent les journalistes du « Monde », lors des JO de Pékin, ferment les uns après les autres.

Dans le complexe hôtelier ou sont logés lesés envoy spéciaux du Monde, il se passe un phénomène étrange : les restaurants de la zone baissent le rideau, les uns après les autres. Cela a commencé par celui spécialisé dans la « fondue chinoise », puis par celui qui servait des bouillons aux nouilles. Ont suivi l’établissement de brochettes et celui proposant une nourriture « occidentale ».

Même s’il reste toujours les nouilles lyophilisées, on a voulu en savoir plus sur les causes de cette hécatombe. La réponse de l’employé à l’accueil fut un brin embarrassée, invoquant du bout des lèvres « des raisons spéciales ». Les investigations des journalistes sur place reposent sur deux hypothèses : des soucis d’approvisionnement liés aux conditions drastiques de la « boucle fermée » et des suspicions de cas de Covid-19. Il ya probablement un peu des deux.

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