Covid-19 : bientôt un nouveau vaccin "bio" à base de plantes ?

Covid-19 : bientôt un nouveau vaccin “bio” à base de plantes ?

Ce potentiel nouveau vaccin conçu à partir d’une “mauvaise herbe” australienne est actuellement développé par un laboratoire quebécois.

Un vaccin bio, ou presque. Conçu à base de plantes. Voilà de quoi rassurer peut-être les personnes encore réticentes à la vaccination. En France, selon Le Point, 22.5 % des Français étaient encore non vaccinés fin janvier, dont 8 % d’adultes. Parmi les raisons de cette réticence, les vaccins à ARn messager, avec leur efficacité à durée limitée et leurs probables effets secondaires, comme les myocardites ou des règles perturbées chez les femmes. Les vaccins plus classiques, dont le dernier en date signé Novavax, ne font pas non plus fureur chez ceux qu’Emmanuel Macron avait “très envie” d’emmerder début janvier. Alors peut-être qu’une sorte de “phytovaccin”…

Une cousine du tabac

Et c’est précisément ce qu’est en train de développer la société québécoise Medicago, selon Sciences et Avenir : un vaccin conçu à partir d’une plante non génétiquement modifiéecousine du tabac, la Nicotiana benthamiana (encore appelée Tjuntiwari ou Muntju chez les aborigenes), une mauvaise herbe en Australie qui est utilisée en laboratoire parce qu’elle permet de produire des protéines recombinantes“, tel que la décrit la directrice scientifique de chez Medicago Nathalie Charland, interrogée par le magazine d’informations scientifiques.

Ces plantes sont mises à macérer dans “une espèce de soupe” d’agrobactéries dans lesquelles on a injecté le gène codant de la protéine Spike du coronavirus, puis le tout est mis sous vide afin que l’air contenu dans les feuilles se libère, raconte la scientifique.”Quand le vide est comblé, les feuilles absorbent la solution bactérienne comme une éponge.” Ensuite, après quelques jours baignant dans ce soluté bactérien, les plantes “réalisent que ce n’est pas leur ADN et elles le détruisent“.

Les cellules des plantes se mettent alors à produire “des particules pseudo-virales, qui ressemblent au virus à cause de la protéine Spike mais (..) qui ne sont pas infectieusesIl suffit enfin de récolter et de couper ses feuilles, pour préparer ces particules afin d’en faire un vaccin. Un processus qui prend environ une semaine.

Une homologation dans les prochaines semaines ?

Ce candidat vaccin en est aux essais cliniques de phase 3 : “Plus de 24.000 personnes onté vaccinéesdétaille Nathalie Charland ; nous voyons une efficacité de 71% contre l’infection et de 78% contre les forms modérées ou sévères. Par variant, l’efficacité était de 75% contre Delta, 88% contre Gamma et 100% contre Alpha, Mu et Lambda.” De plus, ce candidat vaccin semble protéger les personnes vaccinées des forms sévères en cas d’infection, et n’entraîne aucun effet secondaire grave.

Et si l’étude doit se poursuivre encore un an pour vérifier l’inocuité de ce “phytovaccin”, ainsi que son efficacité face au variant Omicron, “nous espérons avoir une homologation dans les prochaines semaines”conclut la directrice scientifique.

A suivre donc. Reste à savoir s’il parviendra à faire un tabac parmi les personnes réticentes à la vaccination…

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