Test Écouteurs true wireless Aonic Free : un premier pas encourageant pour Shure

Test Écouteurs true wireless Aonic Free : un premier pas encourageant pour Shure

Après avoir timidement cédé à la mode des écouteurs true wireless en 2020, transformant certains de ses modèles filaires en versions sans-fil grâce à de petits modules Bluetooth à fixer sur les connecteurs MMCX, Shure se lance à bras-le-corps sur ce juteux marché avec les Aonic Free. Ceux-ci sont ainsi les premiers véritables écouteurs true wireless de Shure à être exclusive utilisables en mode sans-fil.

Contrairement à bon nombre de leurs concurrents, les Aonic Free n’intègrent pas de réduction de bruit active et misent à la place sur une conception avec embouts en mousse bloquant naturellement les sons extérieurs. Shure promet égallement monts et merveilles quant à la qualité sonore délivrée par les écouteurs, ainsi que les capacités de captation de leurs micros, ce que nous allons évidemment prendre le temps de vérifier test dan.

Les Aonic Free ont été lancés au prix de 199 € en novembre 2021.

Notre test a été effectué avec la version 1.3.13.0 des Aonic Free, un iPhone 11 Pro sous iOS 15.1 et un Pixel 4a sous Android 11.

Experience d’utilisation

Les Aonic Free se pilotent à l’aide du bouton mécanique situé sur le dessus de chaque écouteur. Les deux boutons sont facilement atteignables, réactifs et permettent d’effectuer une palette de commandes très complète : navigation entre les pistes, gestion de la lecture et des appels, contrôle du volume, déclenchement de l’assistant en nement du mane, .

Les Aonic Free communiquent en Bluetooth 5.0 et sont compatibles avec les codecs SBC, AAC et aptX. Par ailleurs, les écouteurs gardent en mémoire les derniers appareils connectés ; il n’est donc pas nécessaire de relancer l’appairage avec une source déjà connectée auparavant, sachant que la manipulation est loin d’être intuitive. En effet, il faut au préalable éteindre un des écouteurs avec un appui de 2 s sur le bouton et le rallumer par un autre de 5 s pour lancer l’appairage. On a déjà vu plus simple.

À droite, comparaison de la taille du boîtier des Aonic Free avec celui des AirPods 3.

À droite, comparaison de la taille du boîtier des Aonic Free avec celui des AirPods 3.

Les Aonic Free peuvent aussi fonctionner en tandem avec l’app ShurePlus Play, qui est tout simplement l’une des applications les plus complètes et agréables que nous avons pu croiser jusqu’à présent. Elle permet d’avoir accès à un égaliseur précis, à différentes options de personnalisation des commandes ou des invites vocals (disponibles en français), mais aussi à des informations comme le niveau de batterie restant ou le codec Bluetooth utilisé. Shure semble égallement avoir écouté les doléances des utilisateurs du casque Aonic 50 puisque, contrairement à celui-ci, tous les paramètres sont enregistrés dans la mémoire des écouteurs, ce ce er san quidune de résource égalisation personnelle. L’app dispose aussi d’un onglet qui agrège toutes les musiques stockées localement sur le smartphone.

Alors que la version iOS de l'app ne présente aucun problème, la version Android est victime de quelques erreurs de traduction et met bien plus de temps à repérer les écouteurs.

Alors que la version iOS de l’app ne présente aucun problème, la version Android est victime de quelques erreurs de traduction et met bien plus de temps à repérer les écouteurs.

Malgré tous ces points positifs, quelques fonctionnalités bien pratiques manquent à l’appel. C’est le cas d’un capteur de présence qui permettrait notamment de mettre en pause automatiquement la musique lorsque les écouteurs sont retirés, et de la relancer lorsqu’ils sont replacés dans les oreilles. En outre, les possibilités de contrôle se trouvent un peu plus limitées et aucune bascule en mono n’est effectuée quand on utilise un écouteur en solo (canal gauche ou droit du signal stéréo tronqué).

En milieu calme, la captation vocale des micros des Aonic Free est correcte. Certes, la voix est parfaitement intelligible, mais elle manque clairement de naturel, paraît distante et fluette, car elle est totalement altérée par la bande passante restreinte des micros, mais aussi les colorations très marquées de la signature sonore. Par ailleurs, les sons sifflants et chuintants ([s], [f] et [ʃ]) sont particulièrement perçants et peuvent même paraître agressifs.

Dans des environnements bruyants, les Aonic Free se débrouillent honorablement grâce à un algorithme de réduction des bruits efficace. Même à proximité d’un carrefour ou d’un ax fréquenté, la voix reste intelligible et n’est recouverte qu’en de rare occasions: passage d’un bus ou accélération d’une moto. Reste que celle-ci subit toujours les effets de la bande passante limitée et de la signature sonore déséquilibrée de la captation.

Pour sa première paire d’écouteurs exclusivement true wirelessShure a soigné la signature sonore avec un rendu relativement équilibré, qui peut toutefois se montrer un peu trop tranchant, trop vif, la faute à une mise en avant un brin trop prononcée des haut-médiums.

Mesure de la réponse en fréquence (normalisée à 94 dB SPL à 1 kHz).

Mesure de la réponse en fréquence (normalisée à 94 dB SPL à 1 kHz).

Le comportement fidèle, presque linéaire, des Aonic Free sur toute la première partie du spectre sonore n’est pas sans rappeler celle des écouteurs IEM de Shure. Sans être d’une précision chirurgicale, les graves sont à la fois bien définis, percutants et se montrent suffisamment “punchy” et présents sans pour autant empiéter sur les plates-bandes des fréquences supérieures. Même sur des morceaux très riches en basses, entraînant une certaine exigence de précision dans cette région, les écouteurs ne sont jamais pris en défaut et on peut toujours identifier sans difficult-é-chaque source-officiant fac- antré zone

Mesure de la réactivité des membranes : ondes carrées à 50 Hz.

Mesure de la réactivité des membranes : ondes carrées à 50 Hz.

Cette très bonne homogénéité se poursuit jusqu’à la frontière entre médiums et haut-médiums. Au-delà de 2 kHz environ et jusqu’à 5 kHz, les Aonic Free se montrent plus généreux et mettent ainsi nettement l’accent sur l’aspect tranchant, “claquant” et vif de nombreux éléments. La justesse des timbres n’en pâtit heureusement pas excessivement (bien que l’attaque ou le frottement sur les cordes, ou encore le timbre de la caisse claire, par exemple, sont nettement plus perceptibles que prévu), mais qui est traitposement ici n’est clairement pas le plus doux qui soit. Rappelons d’ailleurs que l’audition humaine est la plus sensible dans cette zone. Rien n’est heureusement gravé dans le marbre puisqu’il est possible de retrouver de l’équilibre en compensant cet embonpoint avec l’égaliseur présent dans l’app ShurePlus Play.

Mesure de la réactivité des membranes : ondes carrées à 500 Hz.  Cette mesure fait état d'une précision somme tout assez correcte dans les médiums, mais qui reste perfectible.

Mesure de la réactivité des membranes : ondes carrées à 500 Hz. Cette mesure fait état d’une précision somme tout assez correcte dans les médiums, mais qui reste perfectible.

Le retrait des aigus présent sur les Aonic Free est aussi une autre similitude avec les signatures sonores de certains intras Shure. Sans aucune correction appliquée, et masqués qui plus est par la mise en avant des haut-médiums, les aigus peinent quelque peu à s’exprimer, peuvent manquer “d’air” et de définition : les cymbales effces de certain piventsè paraître étouffés, plus “doux”. Comme pour les haut-médiums, il est possible d’atténuer ce comportement et de redonner un peu de vivacité aux aigus en jouant avec l’égaliseur. Néanmoins, le niveau de détail des aigus est toujours perfectible même après cette intervention.

Mesure de la distorsion harmonique (normalisée à 94 dB SPL à 1 kHz).

Mesure de la distorsion harmonique (normalisée à 94 dB SPL à 1 kHz).

Points forts

  • Signature sonore très équilibrée et maîtrisée des extrêmes basses jusqu’aux médiums.

  • Belles sensations de confort, embouts en mousse agréables.

  • Excellente isolation passive.

  • App mobile simple et très complète.

Points faibles

  • Niveau de détail perfectible dans les médiums/aigus.

  • Restitution sonore qui manque de douceur sans égalisation.

  • Écouteurs et boîtier massifs.

  • Quelques manquements ergonomiques (difficilement utilisable avec un seul écouteur, pas de détection de port, procédure d’appairage fastidieuse).

Conclusion

on a testé on an aimé

Comment fonctionne la notation ?

Hormis une conception particulièrement imposante, Shure signe une première paire d’écouteurs uniquement true wireless particulièrement convaincante. Accompagnés d’une excellente app compagnon, les Aonic Free fournissent de bonnes performances sonores, mais brillent surtout par leur isolation passive tout à fait inédite sur un tel produit. Bons en tout, les Aonic Free n’excellent cependant en rien, et c’est cela qui les empêche de se hisser au panthéon des écouteurs true wireless.

Sous-Notes

  • Fabrication & accessoires

  • Confort & maintien

  • Experience d’utilisation

  • Autonomie

  • Kit mains-libres

  • Late

  • Audio

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