Net repli en vue en Europe avec les craintes sur l'Ukraine et la Fed - 02/14/2022 à 08:32

Net repli en vue en Europe avec les craintes sur l’Ukraine et la Fed – 02/14/2022 à 08:32

NET REPLI EN VUE EN EUROPE AVEC LES CRAINTES SUR L'UKRAINE ET LA FED

NET REPLI EN VUE EN EUROPE AVEC LES CRAINTES SUR L’UKRAINE ET LA FED

par Blandine Hanault

PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en nette baisse lundi à l’ouverture sur fond de tensions accrues autour de l’Ukraine et d’inquiétudes sur le resserrement de la politique monétaire américaine.

Les contrats à terme signalent une baisse de 1,43% pour le Dax à Francfort, de 0.58% pour le FTSE à Londres et de 1,57% pour l’EuroStoxx 50. De premières indications disponibles donnent par ailleurs le CAC 40 parisien en baisse de 1,57%.

Les Etats-Unis ont de nouveau averti au cours du week-end qu’une invasion de l’Ukraine par la Russie pouvait commencer à tout moment.

Le président américain Joe Biden s’est entretenu samedi avec son homologue russe Vladimir Poutine et l’a prévenu qu’une invasion de l’Ukraine entraînerait des sanctions économiques sévères et rapides des Etats-Unis.

L’échange entre les deux hommes, le troisième depuis le mois de décembre, s’est tenu alors que Moscou a entamé des manoeuvres militaires de grande ampleur en Biélorussie, à la frontière Nord de l’Ukramerine, Noire, et en flanc Est.

Le chancelier allemand, Olaf Scholz, se rend lundi en Ukraine pour rencontrer le président Volodimir Zelenski afin d’exprimer la solidarité de Berlin avec Kiev et d’aider à éviter une guerre en Europe. Il se rendra ensuite mardi à Moscou pour s’y entretenir avec Vladimir Poutine.

Au-delà de ces tensions géopolitiques, les investisseurs s’inquiètent d’un stresserrement plus rapide et plus marqué que prévu de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) après les chiffres aux montes aux dré on de 7.5% sur un an janvier, du jamais vu depuis février 1982.

La perspective d’une réunion à huis clos du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) ce lundi (16h30 GMT) a alimenté les spéculations sur une hausse de taux en urgence – en dehors du calendrier des réunions dumemerévues – FOMC l’évènement semble habituel.

La présidente de l’antenne de San Francisco Mary Daly a tenté d’apaiser les craintes en affirmant dimanche dans une interview qu’une politique monétaire “trop ​​abrupte et agressive” serait contre-productive.

A WALL STREET

Les craintes sur la situation en Ukraine ont pesé à Wall Street vendredi soir où seul le secteur de l’énergie s’est distingué à la faveur de la flambée des prix du pétrole.

L’indice Dow Jones a cédé 1,43%, à 34.738,06 points. Le S&P-500 a perdu 1,90%, à 4.418,64 points et le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 2,78%, à 13.791,15 points.

Les contrats à terme sur les trois indices signalent pour l’heure une quasi-stabilité pour le Nasdaq à l’ouverture lundi et des gains de plus de 0,1% pour le Dow et le S&P.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a chuté de 2,23%, rattrapée par le climat général d’aversion au risque.

En Chine, les indices évoluent aussi dans le rouge, pénalisés par le recul des valeurs financières et de l’immobilier après l’annonce par la Banque populaire de Chine qu’elle n’utiliserait pas l’ term pour outmobilier comme stimuler l’économie.

L’indice CSI 300 recule de 1,19%.

PETROLLE

Les cours du brut évoluent sur des plus hauts de plus de sept ans lundi, dopés par la perspective d’éventuelles sanctions européennes et américaines contre la Russie en cas d’invasion de l’Ukraine qui pourraient perturber les export establishments de p.

Le baril de Brent gagne 1,05% à 95,43 dollars après avoir atteint plus tôt en séance 96,16 dollars, au plus haut depuis septembre 2014.

Celui du brut léger américain (WTI) avance de 1,32% à 94.33 dollars, après un pic à 94.94 dollars.

TAUX/CHANGES

Le rendement des Treasuries à dix ans est stable, tiraillés entre les craintes géopolitiques qui font pression à la baisse et les tensions inflationnistes qui l’ont porté vendredi jusqu’à 2,0630%, un plus haut depuisé juillet à 2019 Ilundi 1,951%.

Sur le marché des changes, l’euro reste sous pression face aux craintes sur l’Ukraine après avoir nettement reculé vendredi et évolue à 1,1346 dollar.

(Rédaction de Paris; +33 1 49 49 50 00)

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