les Los Angeles Rams affrontent les Cincinnati Bengals dans un match à suspense

les Los Angeles Rams affrontent les Cincinnati Bengals dans un match à suspense

Les Cincinnati Bengals, lors d'une séance photo, le 12 février 2022, à l'intérieur du SoFi Stadium, à Inglewood (Californie).

Qui sera le vainqueur du Super Bowl ? L’équipe très complète des Los Angeles Rams, poussés par leurs supporteurs, ou les Cincinnati Bengals du phénomène Joe Burrow, que personne n’a vu venir ? L’affiche rafraîchissante de la cinquante-sixième édition promet du suspense dans le SoFi Stadium flambant neuf d’Inglewood (comté de Los Angeles).

La rencontre de football américain se tient dimanche (à partir de 0 h 30, heure de Paris) devant 70 000 spectateurs. Le traditionnel show musical de la mi-temps, très attendu chaque année, sera anime by Kendrick Lamar, Dr. Dre, Eminem, Snoop Dogg et Mary J. Blige.

Nouvelle génération

Autre signe du temps qui passe, ce sera la première finale du championnat de la Ligue nationale de football (NFL) de l’ère post-Tom Brady, qui a mis un terme le 1er février à sa prodigieuse carrière, longue de vingt-deux saisons, fort de sept bagues remportées, dont la dernière en 2021 avec les Tampa Bay Buccaneers.

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Même si Los Angeles à la faveur des bookmakers, il est difficile de savoir lequel des deux quarterbacks, que tout oppose ou presque, lui succédera et soulèvera le trophée Vince-Lombardi. La nouvelle génération sera dans tous les cas à l’honneur ce soir : le futur champion, que ce soit Matthew Stafford ou Joe Burrow, deux néophytes à ce stade, sera sacré pour la première fois. Tout comme l’entraîneur, Sean McVay (Rams) ou Zac Taylor (Bengals), qui formeront à respectivement 36 et 38 ans le plus jeune duo d’entraîneurs d’un Super Bowl.

« Joe Cool »

Joe Burrow, 25 ans, va connaître les frissons d’un Super Bowl dès sa deuxième saison. Son penchant bling-bling (cigares, bijoux flashy et manteaux de fourrure à l’appui), que ne renieraient pas les stars du rap présentes dimanche, amuse, mais sa ténacité et son sang-froid ont impressionné en playoffs.

Surtout que « Joe Cool », surnom donné en référence au quadruple champion de NFL dans les années 1980 Joe Montana, revient de loin. Gravement blessé à un genou il ya quinze mois, il s’est relevé plus fort pour transformer en potentiel champion les Bengals, équipe de fond de tableau longtemps affublée du surnom de “Bungles” (“bourdes”). Une histoire d’outsider qui trouve un écho dans le tube de Eminem Lose Yourselfdédié aux mésestimés qui finissent par triompher.

« Je ne me compare à personne. J’essaie d’être le meilleur Joe Burrow possible »a évacué l’intéressé, qui entend enfin couronner les Bengals après deux finales perdues en 1982 et 1989 : « Je suis fatigué de lookinger des films, je veux juste jouer. »

Triplette de choc

Le ballon brûle aussi les mains des Rams, qui semblent mieux armés sur toutes les lignes. Matthew Stafford, 34 ans, aura dans son viseur deux redoutables receveurs avec lesquels il a établi une entente quasi télépathique en quelques mois. D’un côté, Cooper Kupp et son physique en acier que personne n’a su arrêter cette saison ; de l’autre, Odell Beckham Jr, star longtemps individualiste, arrivée à LA en cours de championnat en faisant profil bas et que l’objectif de rédemption rend d’autant plus dangereux.

Avec cette triplette de choc, les Rams ont bon espoir d’ajouter un deuxième Super Bowl à leur palmarès, vingt-deux ans après le premier, sous leur soleil californien qui devrait chauffer à 30 degrés.

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Le Monde avec AFP

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